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Un tournant politique pour la Nouvelle-Calédonie

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Les principales forces de l’archipel ont scellé un compromis après des mois de tensions, ouvrant la voie à une nouvelle organisation institutionnelle.

Un pas décisif vient d’être franchi dans le processus de stabilisation de la Nouvelle-Calédonie. Les représentants des mouvements indépendantistes et loyalistes ont conclu samedi un accord qualifié d’historique, après plusieurs rounds de discussions infructueuses. La signature s’est déroulée en région parisienne, en présence de membres du gouvernement français, qui ont salué une avancée majeure pour l’avenir du territoire.

Le contenu précis du texte n’a pas été divulgué, mais ses principaux axes concernent notamment l’élargissement du corps électoral, une question au cœur des récentes tensions. Cette mesure permettra à davantage de résidents, ainsi qu’à leurs conjoints, de participer aux scrutins locaux. Le futur statut de l’archipel, encore soumis à l’approbation des différentes parties calédoniennes, devrait être inscrit dans la Constitution d’ici la fin de l’année, avant une consultation locale.

La conclusion de cet accord intervient après plus d’un an de crise marquée par des violences ayant entraîné d’importants dégâts matériels et humains. Les troubles avaient éclaté en réaction à une réforme électorale perçue par les indépendantistes comme une marginalisation de la communauté kanak. Les élections provinciales, initialement prévues en novembre, ont été reportées afin de laisser le temps à ce nouveau cadre institutionnel de se mettre en place.

Du côté des loyalistes, les réactions sont marquées par un soulagement palpable. Plusieurs responsables politiques ont souligné que cet accord garantissait le maintien de la Nouvelle-Calédonie au sein de la République française, tout en ouvrant la voie à une gouvernance renouvelée. Pour les indépendantistes, il s’agit d’une reconnaissance de leurs revendications, après des années de revendications et de blocages.

La prochaine étape consistera en l’adoption du texte par le Parlement réuni en Congrès, avant son soumission à l’approbation des Calédoniens. Un processus qui s’annonce complexe, mais dont l’aboutissement pourrait marquer un tournant durable pour cet archipel du Pacifique.

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