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Économie

Un second foyer de dermatose nodulaire confirmé dans un élevage ariégeois

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_**La détection d’un nouveau cas dans un troupeau vacciné relance le débat sur la stratégie d’abattage systématique, tandis que les éleveurs maintiennent la pression.**_

Les services vétérinaires ont identifié un deuxième foyer de dermatose nodulaire contagieuse sur le territoire ariégeois. L’information, rendue publique par le ministère de l’Agriculture, porte à cent seize le nombre total de foyers recensés sur le plan national depuis le début de l’épizootie. Le cheptel concerné, fort de cent treize têtes et situé sur la commune de Léran, avait pourtant bénéficié d’une campagne de vaccination il y a une quinzaine de jours.

Selon les autorités sanitaires, la protection conférée par le vaccin n’est pleinement effective qu’après un délai de vingt-et-un jours suivant l’injection. Par ailleurs, la maladie peut circuler de manière asymptomatique au sein d’un élevage avant que des manifestations cliniques n’apparaissent. Conformément au protocole en vigueur, l’ensemble des animaux de ce troupeau doit être abattu.

Cette décision ravive les critiques des organisations professionnelles à l’encontre de la politique d’éradication. Les éleveurs touchés ont, selon leurs représentants, accepté les mesures sans opposition, afin d’éviter tout blocage sur leur exploitation. Toutefois, la Confédération paysanne du département organise ce vendredi un rassemblement à proximité pour exprimer son désaccord avec la méthode actuelle. Ses porte-parole estiment que l’État devrait faire évoluer sa doctrine vers un abattage sélectif, épargnant les animaux considérés comme immunisés, plutôt que de procéder à l’élimination totale des troupeaux.

Le président de la chambre d’agriculture locale a lui aussi plaidé en ce sens, soulignant la nécessité de donner une chance aux bovins vaccinés. Les espoirs de voir le dispositif modifié à court terme restent cependant mesurés, à la veille de nouvelles discussions entre les syndicats et le gouvernement.

La stratégie nationale repose depuis l’émergence de la maladie en Savoie sur un triptyque incluant l’abattage préventif, la vaccination massive et des restrictions de circulation. Dans la région du Sud-Ouest, près de soixante-dix pour cent du cheptel a désormais reçu une injection. L’Ariège et les Pyrénées-Orientales font même partie des départements ayant atteint les seuils réglementaires européens, nécessitant que plus de quatre-vingt-quinze pour cent des élevages, représentant au moins soixante-quinze pour cent des animaux, soient couverts.

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