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Un refuge pour cétacés verra le jour au zoo de Beauval

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Le parc animalier construira d’ici 2027 une structure pionnière destinée à accueillir des dauphins provenant d’établissements fermés, tandis que le sort des pensionnaires du Marineland reste indécis.

Le ZooParc de Beauval a dévoilé un projet ambitieux de centre d’accueil spécialisé pour les cétacés, dont l’ouverture est programmée pour mars 2027. Cette installation de deux hectares et demi comprendra sept bassins, dont trois vastes lagons reproduisant des conditions marines avec courants et vagues. Conçu comme un espace d’étude et de conservation, il offrira un environnement enrichi avec une faune piscicole diversifiée.

Le parc confirme déjà la venue des onze dauphins de Planète Sauvage, dont le delphinarium cessera prochainement ses activités. En revanche, l’arrivée des douze cétacés du Marineland d’Antibes demeure incertaine. Le parc azuréen, fermé depuis janvier, fait état de conditions de sécurité compromises et de difficultés croissantes pour assurer le bien-être de ses animaux.

Le ministre délégué à la Transition écologique a salué une initiative « responsable et durable », tout en rappelant que les dauphins du Marineland restent sous la responsabilité de leur propriétaire actuel. Des négociations sont en cours pour organiser un éventuel transfert vers le futur centre, présenté comme la meilleure alternative pour éviter un départ vers l’étranger.

Certaines organisations de protection animale voient dans ce projet une avancée majeure, évoquant un précédent européen pour la reconversion des cétacés captifs. D’autres associations dénoncent cependant un recul, plaidant pour la création de sanctuaires marins en milieu naturel.

Le directeur général de Beauval a défendu un concept architectural inédit, développé à la demande des pouvoirs publics et des associations. Le financement de l’opération, estimé à vingt-cinq millions d’euros, sera intégralement supporté par le zoo. Le chantier débutera en 2026 et s’achèvera seize mois plus tard.

Parallèlement, des dispositions sont envisagées pour recruter les soigneurs des parcs concernés. La situation des deux orques du Marineland, jugée plus urgente, fait l’objet d’une réflexion distincte au niveau ministériel.

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