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Un pétrolier russe de l’ombre arraisonné par les forces françaises

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L’interception de ce navire soupçonné de contourner les sanctions internationales intervient dans un contexte de tensions accrues entre Moscou et les capitales européennes.

Un bâtiment pétrolier de la flotte parallèle russe a été intercepté au large des côtes bretonnes par les autorités françaises. Le navire, répondant aux noms de « Pushpa » ou « Boracay », arbore actuellement le pavillon béninois mais figure sur la liste des sanctions européennes pour son rôle présumé dans le transport clandestin de pétrole. D’une longueur de 244 mètres, ce cargo a connu plusieurs changements d’identité et d’immatriculation au cours de ses navigations.

Selon des informations concordantes, l’arraisonnement s’est déroulé samedi dernier lorsqu’une équipe militaire a pris position à bord. Des images aériennes ont confirmé la présence de soldats français sur le pont du navire au large de Saint-Nazaire. Le chef de l’État français a qualifié cette opération maritime de « très importante » lors de déclarations faites en marge d’un sommet européen à Copenhague.

Le parquet de Brest a ouvert une enquête judiciaire pour défaut de justification de la nationalité du navire et refus d’obtempérer. L’équipage est suspecté d’avoir commis des manquements graves justifiant le traitement pénal de cette affaire. Le pétrolier avait quitté le port russe de Primorsk le 20 septembre dernier avec comme destination officielle le nord-ouest de l’Inde.

Sa trajectoire l’a conduit au large du Danemark entre le 22 et le 25 septembre, période durant laquelle le pays scandinave a signalé plusieurs survols non identifiés de drones ayant perturbé le trafic aérien. Bien que des spécialistes maritimes aient évoqué l’hypothèse d’une implication du navire dans ces incidents, les autorités françaises appellent à la prudence sur ce point précis.

Cette interception s’inscrit dans un climat de fortes tensions entre la Russie et les pays européens. Le président français a souligné la nécessité pour l’Europe de se doter de systèmes d’alerte performants contre les drones et autres menaces hybrides. Le commerce pétrolier assuré par cette flotte fantôme, estimée entre 600 et 1000 navires, représenterait des dizaines de milliards d’euros pour le budget russe et financerait une part significative de l’effort de guerre en Ukraine.

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