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Un méthanier russe dérivant en Méditerranée, une menace sous contrôle

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Pour l’heure, les autorités italiennes ne signalent aucune fuite d’hydrocarbures depuis l’épave endommagée du navire, dont la cargaison de gaz reste une source de préoccupation.

L’épave du méthanier Arctic Metagaz, à la dérive en Méditerranée après une attaque attribuée à l’Ukraine par Moscou, ne présente pour l’instant aucune fuite de ses réservoirs de carburant. Les quelque sept cents tonnes d’hydrocarbures qu’ils contiennent restent confinées, selon les dernières évaluations communiquées par les services de protection civile italiens. Le bâtiment, long de deux cent soixante-dix-sept mètres, avait quitté le port russe de Mourmansk à destination de l’Égypte avant d’être frappé en début de mois.

L’appareil, désormais vide de tout équipage après le sauvetage de ses trente membres, poursuit sa lente dérive vers le sud dans les eaux internationales, plus précisément dans la zone de recherche et de sauvetage placée sous responsabilité libyenne. Sa position actuelle est estimée à environ quatre-vingt-cinq kilomètres au nord de Tripoli. Les observations aériennes confirment l’étendue des dommages, avec une coque percée et plusieurs sections noircies, bien que le navire reste à flot.

La principale inquiétude des experts réside désormais dans la nature de la cargaison. Si le volume d’hydrocarbures de soute est jugé conséquent, il est considéré comme présentant un risque environnemental moindre que celui d’un pétrolier conventionnel. En revanche, la quantité indéterminée de gaz naturel liquéfié encore présente à bord constitue un facteur de danger potentiel, principalement en raison des risques d’incendie ou d’explosion. Cette instabilité intrinsèque complique considérablement toute tentative future de remorquage.

Les autorités maritimes régionales maintiennent une surveillance étroite de la situation. La priorité absolue reste d’éviter tout rejet polluant en mer et de préparer une intervention technique extrêmement délicate pour sécuriser l’épave, dont l’état structurel est décrit comme précaire.

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