Monde
Un ex-ministre cubain écope de la prison à perpétuité pour espionnage et corruption
_**L’ancien pilier économique du gouvernement de La Havane, Alejandro Gil, a été condamné à la réclusion à vie à l’issue d’un procès tenu à huis clos. Les charges retenues mêlent atteintes à la sécurité de l’État et détournements de fonds.**_
L’ancien ministre de l’Économie et de la Planification a été reconnu coupable par la justice cubaine. La Cour suprême a rendu public lundi le verdict prononcé en première instance, sanctionnant une série d’infractions graves. La peine unique de réclusion perpétuelle a été prononcée pour des faits d’espionnage et des actes portant préjudice à l’activité économique nationale.
Selon le communiqué judiciaire, l’accusé a violé les règles de protection des documents classifiés dont il avait la charge. Il les a soustraits, détériorés et finalement transmis à des services étrangers, désignés par le tribunal comme « ennemis ». Les autorités n’ont toutefois pas précisé l’identité des destinataires de ces informations sensibles.
Une seconde procédure, distincte, a conduit à une condamnation supplémentaire de vingt ans d’emprisonnement. Alejandro Gil a été reconnu coupable de corruption, de trafic d’influence et de fraude fiscale. Il aurait utilisé ses fonctions pour obtenir des avantages personnels, percevant des fonds de sociétés étrangères et corrompant d’autres fonctionnaires afin de faciliter des acquisitions de biens.
L’ex-ministre, âgé de soixante et un ans et considéré jusqu’à récemment comme un proche collaborateur du président Miguel Diaz-Canel, dispose d’un délai de dix jours pour interjeter appel. La législation cubaine prévoit par ailleurs un appel automatique pour les peines de perpétuité, garantissant la tenue d’un second procès.
Cette affaire judiciaire intervient dans un contexte économique national particulièrement difficile, marqué par une inflation élevée et des réformes complexes. Alejandro Gil, ingénieur de formation, avait été brutalement démis de ses fonctions en février 2024 après avoir dirigé le ministère de l’Économie depuis 2018. Il était ensuite resté totalement absent de la vie publique.
Le procès s’est déroulé en novembre dernier dans un tribunal d’un quartier périphérique de la capitale, sous haute surveillance policière. Les audiences se sont tenues à huis clos, sans qu’aucune information ne filtre sur leur déroulement. Les médias officiels ont observé un silence presque complet sur le sujet, se contentant de relayer l’ouverture des débats et l’annonce du verdict.
Peu après son inculpation, la fille de l’ancien ministre avait publiquement pris sa défense sur les réseaux sociaux, une démarche rare dans le pays. Elle avait réclamé un procès public et la présentation de preuves tangibles concernant les accusations d’espionnage, affirmant que son père les contestait toutes.
Cette mise à l’écart soudaine rappelle d’autres épisodes historiques au sein de l’appareil d’État cubain, où des figures de premier plan ont parfois été évincées dans des circonstances opaques, notamment en période de tensions internes.
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