Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Un échange inédit entre Caracas et Washington libère des détenus vénézuéliens au Salvador

Article

le

La libération de migrants incarcérés dans une prison de haute sécurité marque l’aboutissement de négociations complexes entre les États-Unis et le Venezuela.

Un groupe de migrants vénézuéliens détenus depuis plusieurs mois dans une prison salvadorienne a finalement été libéré vendredi dernier. Cette décision intervient dans le cadre d’un accord entre les gouvernements américain et vénézuélien, incluant également la remise en liberté de citoyens américains emprisonnés à Caracas.

Les personnes concernées, au nombre de 252, avaient été transférées en mars dernier vers le Centre de confinement du terrorisme (Cecot), un établissement pénitentiaire de haute sécurité situé au Salvador. Elles étaient accusées par Washington d’appartenir à une organisation criminelle, sans qu’aucune charge formelle n’ait été retenue contre elles. Leur détention, privée de tout contact avec l’extérieur, avait suscité de vives critiques de la part d’organisations de défense des droits humains.

Parallèlement, un autre vol en provenance des États-Unis a atterri au Venezuela avec à son bord plusieurs centaines de rapatriés, dont des mineurs séparés de leurs familles lors de précédentes expulsions. Les autorités vénézuéliennes ont salué leur retour, évoquant une forme de « sauvetage » après des mois d’incertitude.

Cette opération s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes autour des politiques migratoires américaines, qui ont conduit à une augmentation des expulsions vers le Venezuela depuis le début de l’année. Plus de 8 000 personnes, dont un millier d’enfants, auraient ainsi été rapatriées depuis février.

L’accord, qualifié d’historique par certaines parties prenantes, illustre les rapports complexes entre les trois pays concernés. Si les détails précis de la transaction restent partiellement confidentiels, il apparaît clairement que des considérations diplomatiques ont primé sur les questions judiciaires. Les familles des détenus, longtemps privées de nouvelles, ont accueilli cette issue avec un mélange de soulagement et d’émotion.

La situation des migrants vénézuéliens, souvent contraints à l’exil pour des raisons économiques ou politiques, demeure un enjeu majeur dans la région. Les récentes évolutions pourraient ouvrir la voie à de nouvelles discussions sur leur traitement, tant par les pays d’accueil que par leur nation d’origine.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus