Économie
Un deuxième pétrolier intercepté par Washington, Caracas dénonce un acte de « piraterie »

Les tensions entre les États-Unis et le Venezuela s’intensifient après une nouvelle saisie en mer, sur fond de blocus naval américain et de menaces d’escalade.
Le gouvernement vénézuélien a vivement condamné ce qu’il qualifie de capture illégale d’un second navire-citerne par les autorités américaines. Cette opération, intervenue au large des côtes vénézuéliennes, intervient dans un contexte de pression accrue de Washington, qui a récemment instauré un blocus maritime visant les exportations pétrolières du pays.
La ministre américaine de la Sécurité intérieure a confirmé l’interception, précisant qu’elle avait été menée par les garde-côtes avec l’appui du département de la Défense. Elle a justifié cette action par la nécessité de tarir les flux pétroliers qui, selon l’administration américaine, financeraient des activités criminelles dans la région. Le navire, battant pavillon panaméen, transportait une cargaison de brut vénézuélien appartenant à une société chinoise.
Dans un communiqué officiel, Caracas a rejeté avec la plus grande fermeté cette saisie, la décrivant comme un vol caractérisé et dénonçant également la situation de l’équipage. Les autorités vénézuéliennes ont assuré qu’elles engageraient toutes les démarches nécessaires, y compris au niveau des instances internationales, pour répondre à ce qu’elles estiment être une violation du droit international.
Cette nouvelle intervention fait suite à une première saisie similaire survenue quelques jours plus tôt, déjà qualifiée d’acte de piraterie par le Venezuela. Le pays, soumis à un embargo américain sur ses hydrocarbures depuis plusieurs années, rejette catégoriquement les accusations de Washington, qu’il considère comme un prétexte pour déstabiliser son gouvernement et s’approprier ses ressources énergétiques.
La rhétorique américaine s’est durcie ces dernières semaines, évoquant ouvertement la possibilité d’un conflit armé et multipliant les déploiements militaires dans la zone caraïbe. Ces opérations, menées au nom de la lutte contre le trafic de stupéfiants, ont déjà causé la perte de vies humaines en mer, sans que des preuves tangibles des allégations américaines n’aient été publiquement fournies.
La crise dépasse désormais le cadre bilatéral et suscite des réactions divergentes sur la scène régionale. Lors d’un récent sommet, des dirigeants sud-américains ont exprimé leur inquiétude quant aux conséquences humanitaires d’une éventuelle confrontation, tandis que d’autres ont apporté leur soutien à la ligne de fermeté adoptée par les États-Unis.

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