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Un crime raciste en Provence : le suspect déféré devant la justice antiterroriste

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Un quinquagénaire français, auteur présumé du meurtre d’un coiffeur tunisien dans le Var, a été présenté à un juge spécialisé. L’enquête, désormais sous l’égide du parquet antiterroriste, révèle des motivations haineuses.

L’affaire a pris une tournure judiciaire majeure avec le transfert du dossier au parquet antiterroriste. Le suspect, Christophe B., est accusé d’avoir tué Hichem Miraoui, un quadragénaire d’origine tunisienne, dans des circonstances marquées par un racisme assumé. Les enquêteurs ont établi que l’homme avait diffusé des vidéos au contenu explicitement xénophobe et appelant à la violence contre les étrangers, peu avant et après son passage à l’acte.

Interpellé non loin des lieux du drame grâce à l’intervention du GIGN, l’individu, âgé de 53 ans, aurait également agressé un voisin de nationalité turque. Son profil en ligne, bien que partiellement supprimé, laissait transparaître des publications islamophobes et des messages hostiles envers le président de la République. Les autorités soulignent la singularité de cette affaire : contrairement aux actes jihadistes, souvent revendiqués par des organisations identifiées, les crimes d’extrême droite sont évalués au cas par cas, en fonction de leur impact sur l’ordre public.

La famille de la victime, profondément choquée, réclame justice. La sœur d’Hichem Miraoui a confié que son frère avait été ciblé en raison de ses origines, évoquant un climat de tension dans le quartier. En Tunisie, le gouvernement a exprimé son émotion et demandé des garanties pour la sécurité de ses ressortissants en France. Une marche blanche est prévue ce week-end à Puget-sur-Argens, où les habitants rendront hommage au défunt.

Cette tragédie intervient dans un contexte de recrudescence des actes antimusulmans, en hausse de 72 % depuis début 2025. Des responsables religieux et associatifs pointent du doigt la montée des discours stigmatisants, accusant certains cercles politiques et médiatiques d’alimenter les tensions. Le ministre de l’Intérieur a qualifié le meurtre de « crime raciste » et « potentiellement terroriste », saluant la saisine de la justice spécialisée. L’enquête se poursuit pour déterminer l’ampleur des responsabilités et les éventuels complices.

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