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Un couple britannique jugé en Iran ce samedi

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La famille de Craig et Lindsay Foreman, détenus depuis janvier et accusés d’espionnage, s’alarme du manque d’informations et réclame une intervention urgente des autorités britanniques.

Le sort de deux ressortissants britanniques incarcérés en Iran depuis le mois de janvier suscite une vive inquiétude. Craig et Lindsay Foreman, tous deux âgés de 52 ans, doivent comparaître ce samedi devant une juridiction iranienne. Leur arrestation est intervenue alors qu’ils effectuaient un voyage à moto à travers le monde et se trouvaient dans la ville de Kerman. Les autorités locales les accusent d’avoir collecté des renseignements pour le compte de services étrangers sous couvert d’un séjour touristique, des accusations que leurs proches rejettent catégoriquement.

Le fils aîné de Lindsay Foreman, Joe Bennett, a exprimé son profond désarroi face au manque de transparence entourant la procédure. Il a indiqué qu’un avocat commis d’office avait été désigné, mais que la famille demeure sans nouvelles précises concernant le déroulement de l’audience à venir. Il a rappelé que le couple avait déjà été présenté une première fois fin août devant un tribunal de Téhéran. La famille dénonce des conditions de détention extrêmement précaires et des violations persistantes de leurs droits fondamentaux.

Un appel pressant a été lancé aux responsables britanniques pour qu’ils interviennent afin qu’un représentant puisse assister à l’audience et pour garantir un suivi médical ainsi que des contacts réguliers avec leurs proches. Les détenus n’ont eu qu’un unique échange téléphonique avec leur famille début août depuis leur arrestation. Une récente rencontre avec l’ambassadeur du Royaume-Uni en Iran a confirmé la gravité de leur situation carcérale.

Craig Foreman est détenu à la prison d’Evin, tandis que son épouse Lindsay est incarcérée à Qarchak, un établissement pour femmes régulièrement critiqué par les organisations de défense des droits de l’homme. Leurs proches affirment qu’ils sont privés de produits de première nécessité, malgré plusieurs tentatives pour leur faire parvenir des colis. Les démarches engagées auprès du Foreign Office n’ont, pour l’instant, donné lieu à aucune réaction officielle.

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