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Économie

Un consensus mondial pour une intelligence artificielle maîtrisée

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À l’issue d’un sommet international en Inde, une large coalition de nations s’est accordée sur la nécessité de développer une IA fiable. La déclaration commune, bien que dépourvue de mesures contraignantes, marque une étape dans la recherche d’un cadre mondial.

Une déclaration commune, signée par quatre-vingt-six pays et deux organisations internationales, a été adoptée ce samedi à New Delhi. Ce texte, issu de cinq jours de discussions, appelle à promouvoir une intelligence artificielle « sûre, digne de confiance et robuste ». Les signataires, parmi lesquels figurent les États-Unis et la Chine, estiment que cet impératif est fondamental pour bâtir la confiance et permettre à la technologie de déployer ses bénéfices économiques et sociaux.

Le document ne comporte aucun engagement juridiquement contraignant. Il privilégie des initiatives volontaires, notamment la mise en commun des capacités de recherche à l’échelle internationale. Les rédacteurs y affirment leur conviction que les avantages de l’IA doivent profiter à l’ensemble de l’humanité. La publication de cette déclaration, initialement prévue vendredi, avait été différée pour permettre à un plus grand nombre d’États d’y adhérer.

Les sujets les plus sensibles, comme les risques de désinformation, les implications pour la sécurité nationale ou les impacts sur l’emploi, sont abordés avec une grande prudence. Le texte se contente de souligner l’importance d’approfondir la compréhension des enjeux de sécurité. Concernant le marché du travail, il met en avant la nécessité de programmes de reconversion pour préparer les travailleurs. Il évoque également l’impératif de concevoir des systèmes moins énergivores, face à la consommation importante des infrastructures d’IA.

Ce sommet, le quatrième du genre et le premier organisé dans un pays en développement, a rassemblé des délégations du monde entier ainsi que des dirigeants d’entreprises technologiques majeures. Les débats ont fait apparaître des approches divergentes sur la gouvernance mondiale de cette technologie. Alors que le secrétaire général des Nations unies a annoncé la création d’une commission scientifique sur le contrôle humain de l’IA, les États-Unis ont réaffirmé leur opposition à toute régulation supranationale. Le prochain rendez-vous est d’ores et déjà fixé à Genève pour le début de l’année 2027.

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