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Un braquage de neuf millions d’euros jugé à Paris, treize accusés dans le déni
Le procès d’un casse spectaculaire d’armoured-cars en 2015 oppose la justice à des figures du banditisme qui rejettent toute implication, malgré un réseau d’indices techniques et humains.
Treize hommes, pour la plupart identifiés comme des repris de justice, comparaissent devant la cour d’assises de Paris pour une attaque de grande envergure survenue sur une aire d’autoroute. Deux fourgons blindés transportant des bijoux, des montres de luxe et des pierres précieuses avaient été dévalisés avant d’être retrouvés calcinés en pleine campagne bourguignonne. Les auteurs de ce coup, soigneusement préparé et exécuté par un commando d’une quinzaine d’individus lourdement armés, sont repartis avec un butin estimé à plus de neuf millions d’euros, dont la majeure partie n’a jamais été localisée.
Les enquêteurs ont rapidement orienté leurs investigations vers des criminels expérimentés, issus des milieux du banditisme parisien et marseillais. Parmi les principaux suspects figurent Belaïd Saker, Jean-Claude Belmondo et Jean-Charles Perinetti, ce dernier étant en fuite avec un quatrième individu, Bernard Beaucornu, dont l’ADN a été relevé sur les lieux. Neuf des treize accusés sont poursuivis pour participation à des actes préparatoires, tandis que les quatre principaux visés encourent une peine de trente ans de réclusion criminelle.
À la barre, les prévenus opposent une fin de non-recevoir. Jean-Claude Belmondo, présenté comme un homme au langage châtié et à l’allure distinguée, nie catégoriquement avoir pris part aux faits. Il réfute les accusations liées à la découverte d’un gilet pare-balles dans son véhicule et justifie l’acquisition de téléphones cryptés et de balises par des activités commerciales légitimes, notamment le négoce de truffes et de voitures d’occasion. Interrogé sur ses relations avec d’autres accusés, il affirme n’avoir eu avec eux que des échanges anodins.
Belaïd Saker, de son côté, invoque un alibi médical. Il soutient avoir été aux urgences pour une douleur au genou au moment des faits, bien que les enquêteurs suspectent qu’il ait pu se faire remplacer par son frère jumeau. La présence chez lui d’ouvrages sur l’horlogerie de luxe et ses déplacements inhabituels sont expliqués par sa passion pour la mécanique et la recherche d’un coiffeur compétent. Confronté à des enregistrements où il évoque des cachettes dans des véhicules et des montres d’une valeur de neuf millions, il affirme ne plus se souvenir de ces échanges.
L’audience a également mis en lumière le rôle présumé d’un coaccusé, surnommé « Le Coiffeur », qui aurait servi d’intermédiaire entre les braqueurs et deux convoyeurs de fonds jugés pour intelligence avec les auteurs. Malgré l’absence de preuves matérielles directes, l’accusation s’appuie sur un ensemble convergent d’éléments – télécommunications, rencontres et conversations enregistrées – pour étayer sa thèse d’une implication organisée. Le verdict est attendu après les réquisitions du ministère public.
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