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Un accord climatique minimaliste adopté en Amazonie

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Les négociations de la COP30 au Brésil ont abouti à un consensus limité, marqué par l’absence d’engagement sur la sortie des énergies fossiles et des divergences persistantes entre nations.

Près de deux cents États réunis en Amazonie brésilienne ont entériné un texte de compromis lors de la conférence climatique, consacrant une coopération internationale en demi-teinte. Le document final, adopté avec un jour de retard sur le calendrier prévu, évite toute mention explicite concernant l’abandon progressif des combustibles fossiles, se contentant de rappeler les conclusions de la précédente édition à Dubaï. Cette formulation atténuée reflète les fortes tensions ayant marqué les débats, dans un contexte géopolitique mondial particulièrement tendu.

Le Brésil, pays hôte de ce sommet, a salué through son président une victoire du multilatéralisme face à l’urgence climatique. Pourtant, le texte se limite à encourager une accélération « volontaire » des actions, sans calendrier contraignant ni mécanisme de suivi robuste. Cette approche minimaliste contraste avec les attentes portées par une coalition d’États européens, latino-américains et insulaires, qui militaient pour un plan structuré de transition énergétique.

Les représentants européens ont exprimé leur déception tout en justifiant leur soutien à cet accord par la nécessité de préserver l’unité internationale. La commissaire européenne au climat a reconnu que le texte constituait une avancée modeste, tout en soulignant le manque d’ambition globale. Plusieurs délégations ont pointé le risque d’un isolement diplomatique en cas de rejet du compromis, une situation qui aurait nui à la crédibilité du processus onusien.

En parallèle, les pays en développement ont obtenu un engagement sur le triplement des financements destinés à l’adaptation d’ici 2035. Cette question financière était jugée prioritaire par de nombreuses économies émergentes, qui estiment insuffisants les efforts des nations riches pour les accompagner dans leur transition écologique. La Chine a salué un succès dans des circonstances difficiles, tandis que des pays producteurs d’hydrocarbures comme l’Arabie saoudite, la Russie ou l’Inde ont fait bloc pour limiter les références aux énergies fossiles.

Les observateurs notent que ce résultat illustre un ralentissement notable de la dynamique climatique internationale, marqué par la prudence des grandes puissances et le recul des engagements nationaux. L’instauration d’un dialogue inédit sur les échanges commerciaux dans le cadre climatique constitue l’une des rares innovations du texte. Les divisions persistantes laissent toutefois entrevoir des négociations futures complexes, dans un paysage international de plus en plus fragmenté.

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