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Trois figures de l’opposition vénézuélienne retrouvent la liberté

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À la veille d’un vote parlementaire crucial sur une amnistie générale, les autorités ont procédé à plusieurs remises en liberté, dont celles de personnalités politiques de premier plan.

Les autorités vénézuéliennes ont libéré, ce dimanche, trois membres éminents de l’opposition. Parmi eux figurent Juan Pablo Guanipa, ancien vice-président du Parlement, ainsi que Freddy Superlano, un dirigeant connu pour avoir remporté un poste de gouverneur dans l’État de Barinas. Perkins Rocha, conseiller juridique de la lauréate du prix Nobel de la paix María Corina Machado, a également recouvré la liberté.

Ces libérations interviennent à un moment politique sensible, à la veille de l’examen prévu mardi par l’Assemblée nationale d’un projet de loi d’amnistie générale. Ce texte a été proposé par la présidente par intérim, Delcy Rodríguez, qui assure l’intérim depuis début janvier.

Juan Pablo Guanipa, arrêté en mai 2025 et inculpé pour des faits liés au terrorisme et au blanchiment d’argent, a confirmé sa libération par une publication sur les réseaux sociaux. Il a évoqué une détention de près de neuf mois à Caracas, après avoir vécu caché pendant dix mois. Freddy Superlano et Perkins Rocha, quant à eux, avaient été interpellés il y a environ dix-huit mois, peu après la réélection contestée du président Nicolás Maduro en juillet 2024.

Les réactions au sein de l’opposition ont mêlé soulagement et exigences de poursuivre le processus. María Corina Machado a salué ces libérations tout en réclamant la liberté pour l’ensemble des détenus politiques. Depuis l’étranger, Edmundo González Urrutia, qui se présente comme le vainqueur de l’élection présidentielle de 2024, a également exigé la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques, soulignant que des mesures restrictives pouvaient persister malgré une remise en liberté.

Selon l’organisation non gouvernementale Foro Penal, une trentaine d’autres personnes auraient été libérées ce même jour. Depuis le 8 janvier, date à laquelle le gouvernement intérimaire s’est engagé, sous pression internationale, à libérer un « nombre significatif » de détenus, près de quatre cents personnes incarcérées pour des motifs politiques auraient ainsi retrouvé la liberté. Des voix critiques dénoncent toutefois un processus qui se déroulerait au compte-gouttes, alors que des centaines de personnes resteraient encore emprisonnées.

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