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Triple duel pour la magistrature suprême du Honduras

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Le scrutin présidentiel hondurien oppose trois figures politiques aux profils contrastés, dans une campagne marquée par des accusations mutuelles et des programmes divergents.

Rixi Moncada, candidate du parti Liberté et refondation, incarne l’héritage politique de l’ancien président Manuel Zelaya et de son épouse, l’actuelle cheffe de l’État Xiomara Castro. Cette juriste de soixante ans, ancienne ministre des Finances et de la Défense, défend un projet de société axé sur la redistribution fiscale et la souveraineté populaire. Ses références explicites aux modèles cubain et vénézuélien lui valent des critiques régulières de la part de ses adversaires, qui l’accusent de promouvoir un agenda communiste. Son parcours ministériel antérieur a été entaché par des allégations de corruption, jamais confirmées par des enquêtes judiciaires.

Salvador Nasralla, figure médiatique bien connue des Honduriens, représente le Parti libéral dans sa troisième tentative présidentielle. Ce commentateur sportif de soixante-douze ans affiche son admiration pour les politiques économiques de Javier Milei et les méthodes sécuritaires de Nayib Bukele. Ancien membre du gouvernement Castro, il a démissionné de ses fonctions l’année dernière, marquant sa rupture avec l’administration actuelle. Son programme électoral met l’accent sur la relance agricole, la lutte contre le narcotrafic et une réforme administrative radicale.

Nasry Asfura, candidat du Parti national, conduit sa seconde campagne présidentielle après son échec face à Xiomara Castro en 2021. L’ancien maire de Tegucigalpa tente de se distancier de l’héritage compromettant de l’ex-président Juan Orlando Hernández, actuellement emprisonné pour trafic de stupéfiants. Cet entrepreneur en bâtiment promet de créer des emplois et d’écarter ce qu’il qualifie de menace communiste. Son mandat municipal a été marqué par d’importants travaux d’infrastructure, mais aussi par des accusations de détournement de fonds publics et des révélations dans les Pandora Papers.

La campagne électorale a été émaillée d’accusations croisées entre les principaux prétendants, chacun reprochant à ses concurrents de représenter soit l’oligarchie traditionnelle, soit un extrémisme idéologique. Les sondages ne permettent pas de dégager de favori clair à la veille du scrutin, laissant planer l’incertitude sur l’issue de ce vote décisif pour l’avenir politique du pays.

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