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Trente ans de réclusion pour l’exécutant de l’assassinat de l’avocat Sollacaro

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Après treize années d’attente, la justice a rendu son verdict dans une affaire qui avait profondément ébranlé la Corse. L’homme identifié comme le tireur a été condamné à une lourde peine, tandis que le volet concernant le commanditaire présumé a été reporté.

La cour d’assises des Bouches-du-Rhône a prononcé une condamnation à trente ans de réclusion criminelle à l’encontre d’André Bacchiolelli. Cet homme est reconnu comme étant l’auteur des coups de feu ayant coûté la vie à l’ancien bâtonnier d’Ajaccio, Antoine Sollacaro, en octobre 2012. La peine est assortie d’une période de sûreté de vingt ans. L’avocat de la défense a immédiatement fait savoir qu’il interjetterait appel de cette décision, estimant que les conditions de ce procès tenu à huis clos n’honoraient pas la justice.

L’affaire, jugée depuis le début du mois de novembre dans le plus strict secret, trouve son origine dans l’attaque mortelle perpétrée contre l’avocat alors qu’il effectuait un geste matinal routinier. Le parquet avait requis la perpétuité lors de ses réquisitions. Après plus de neuf heures de délibérations, les jurés ont retenu l’ensemble des charges retenues contre le prévenu, principalement étayées par les déclarations d’un ancien membre du milieu corse devenu collaborateur de justice.

Le procès s’est déroulé en l’absence de plusieurs figures centrales du dossier. Jacques Santoni, présenté comme le commanditaire et chef d’un groupe criminel local, n’a pas pu être jugé pour des raisons médicales. Son cas a été disjoint et sera examiné ultérieurement. Un autre individu, poursuivi dans cette affaire, a quant à lui été condamné par contumace à une peine de quinze ans d’emprisonnement.

Pour les conseils de la famille de la victime, cette déclaration de culpabilité marque une étape cruciale. Ils y voient l’aboutissement d’un long parcours judiciaire et un moment historique pour leurs clients, qui attendaient ce jugement depuis plus d’une décennie. L’assassinat de Maître Sollacaro, qui avait défendu des personnalités controversées, avait provoqué une vive émotion au plus haut niveau de l’État à l’époque des faits.

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