Nous rejoindre sur les réseaux

Planète

Tacugama rouvre ses portes après une fermeture protestataire

Article

le

Le sanctuaire sierra-léonais, référence mondiale pour la protection des chimpanzés, a repris son activité touristique suite à des engagements gouvernementaux contre l’empiètement foncier et la déforestation.

L’emblématique sanctuaire de Tacugama a retrouvé son public après cinq mois de fermeture volontaire. Cette mesure avait été décidée par la direction pour alerter sur les périls environnementaux menaçant ce havre de paix dédié aux primates. Installé au cœur du Parc national de la péninsure occidentale, à proximité de Freetown, le centre constitue une pierre angulaire du patrimoine naturel et touristique du pays.

La suspension des visites, intervenue fin mai, visait à provoquer une prise de conscience des autorités face à l’expansion des occupations illégales et à la régression forestière. Le fondateur de l’institution a qualifié cette décision d’acte de protection nécessaire, soulignant que l’avenir même du sanctuaire se trouvait compromis par l’envahissement progressif de son territoire. La réouverture intervient après la réception de garanties écrites émanant de plusieurs ministères, s’engageant à préserver l’intégrité du site et à combattre les activités illicites.

Cette période de fermeture a représenté un défi considérable pour la structure, confrontée à des difficultés financières et à des incertitudes concernant son personnel comme sa mission. Établissement pionnier de l’écotourisme en Afrique de l’Ouest, Tacugama se consacre au sauvetage et à la réhabilitation de jeunes chimpanzés orphelins, leur apprenant les compétences essentielles à leur survie. L’espèce, classée en danger critique d’extinction, subit de plein fouet la destruction de son habitat naturel et les effets du braconnage.

Le parc national qui abrite le sanctuaire connaît une dégradation environnementale alarmante. Près du tiers de sa superficie forestière a été perdu ou gravement altéré au cours de la dernière décennie, alors même que cette zone concentre l’essentiel de la biodiversité sierra-léonaise. Cette situation reflète les tensions croissantes entre préservation écologique et pression anthropique autour de la capitale.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus