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Sophia Chikirou brigue la mairie de Paris sous la bannière de l’insoumission

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La députée de La France insoumise a officialisé sa candidature pour les élections municipales de 2026, promettant d’incarner un « Paris populaire » et une rupture avec les politiques actuelles.

Sophia Chikirou a annoncé sa candidature à la tête de la mairie de Paris lors d’une conférence de presse tenue récemment. Élue de la sixième circonscription parisienne, elle a déclaré vouloir représenter un Paris tourné vers les classes populaires, par opposition à ce qu’elle nomme le « Paris milliardaire ». Son programme s’articule autour de deux priorités affirmées, l’éducation et le logement, avec l’ambition d’une offre scolaire municipale alignée sur les standards nationaux. La candidate entend concentrer ses efforts sur plusieurs arrondissements, notamment les 13e, 18e, 19e et 20e, conformément à la stratégie de son mouvement visant les quartiers populaires et la jeunesse.

Le parcours politique de Sophia Chikirou est marqué par plusieurs transitions. Après avoir été exclue du Parti socialiste en 2007, elle a rejoint La Gauche moderne, formation soutenant alors Nicolas Sarkozy, avant de rallier Jean-Luc Mélenchon au Parti de gauche en 2008. Elle a occupé durant plusieurs années la direction de la communication de La France insoumise et est à l’origine de la création du média en ligne « Le Média ». Élue conseillère régionale d’Île-de-France en 2021 puis députée en 2022, elle demeure une figure stratégique au sein de son parti.

Sa carrière n’est cependant pas exempte de controverses. La parlementaire a été mise en examen en 2025 pour escroquerie aggravée dans le cadre de l’enquête sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon lors de l’élection présidentielle de 2017. Elle est soupçonnée d’avoir surfacturé les prestations de son agence de communication au profit de LFI, des accusations qu’elle rejette. Par ailleurs, en 2023, un message publié sur les réseaux sociaux comparant Fabien Roussel, dirigeant du Parti communiste français, à Jacques Doriot, figure collaborationniste, avait provoqué une vive réprobation au sein de la gauche. Une autre prise de parole, en septembre 2025, dans laquelle elle affirmait que la Chine n’était pas une dictature tout en reconnaissant l’impossibilité d’y critiquer le Parti communiste, avait également suscité des débats.

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