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Politique

Sète : Le maire promoteur va présenter le rapport de la Chambre Régionale des Comptes aux élus locaux

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Sète : François Commeinhes testé positif au Covid-19Comptes aux élus locaux
©SèteAgglopôleMéditérannée

Lundi 19 juillet à 17 heures, le Conseil municipal de Sète se réunit. Suivant l’ordre du jour, et comme le veut la loi, la majorité municipale présentera le rapport de la SA Élit. Le début d’une semaine agitée pour le maire qui devra aussi présenter le rapport lors du Conseil communautaire, jeudi 22 à 17 h 30.

Le Singulier a publié une série d’articles sur le rapport de la Chambre Régionale des Comptes d’Occitanie. Plusieurs points marquants avaient alerté notre rédaction. Du fait que la société immobilière privée de François Commeinhes doive de l’argent à la SA Élit, en passant par le micmac financier de Christophe Clair et son salaire mirobolant de 4 300 € pour un mi-temps, nombreuses ont été les découvertes.

Cette semaine, François Commeinhes va, dès ce soir, présenter lors du Conseil municipal le rapport à l’ensemble des élus, selon le point numéro 23 de l’ordre du jour. « Servir sans se servir », disait t-il, reprenant la devise de son ex premier adjoint Antoine de Rinaldo. Le maire promoteur va devoir maintenant fournir des explications sur ce rapport. Il en sera de même jeudi 22 juillet lorsque le point 9 de l’ordre du jour du Conseil communautaire sera abordé.

En effet, conformément à la loi, le maire se doit de présenter le rapport à l’ensemble des élus. Contacté, le greffe de la Cour des comptes expliquait : « Après qu’elles aient pris connaissance du rapport, les collectivités territoriales doivent, dans un délai d’une année, préparer et faire un travail qui doit être présenté à leur assemblée délibérante. Ce travail portera sur les suites qu’ils vont donner aux recommandations de la Chambre. Il doit être envoyé et adressé à la Chambre régionale des comptes. » Ainsi, la Chambre régionale des comptes n’effectue pas que de simples recommandations, elle a aussi un devoir de suivi.

Les élus d’oppositions seront-ils à la hauteur ?

Suite à la parution des premiers articles, nous avions souhaité faire réagir les élus de l’opposition. En effet, dans ce genre d’affaire, ils jouent un rôle déterminant. La plupart affirmaient ne pas être étonnés de ces découvertes, jugeant la gestion de la SA ÉLIT comme particulièrement opaque. Philippe Carabasse affirmait notamment : « En tant qu’élus d’opposition, notre position est très difficile. On reçoit les dossiers cinq jours avant la délibération et on n’a absolument pas le temps de les lire ni de les analyser. » Cette fois, le rapport sur la SA Élit est paru suffisamment tôt. Laissant le temps à l’opposition de préparer ce Conseil municipal et d’être efficace.

C’est, de ce fait, une semaine cruciale du côté de la politique, que ce soit pour la majorité municipale ou pour l’opposition. En effet, après avoir étudié le rapport, c’est le rôle de l’opposition de poser les bonnes questions, d’avancer de nouveaux points litigieux, de confronter le maire devant ses responsabilités. La présentation de ce rapport va et doit créer des débats notamment sur les nombreux conflits d’intérêts présent dans le rapport de la CRC. C’est désormais à l’opposition d’alimenter ce débat en poussant François Commeinhes dans ses retranchements. Ainsi, nous pourrons juger de la réelle efficacité de l’opposition municipale. Sera t-elle à la hauteur ? Réponse ce soir en conseil municipal et jeudi en conseil communautaire.

A noter que le journal papier local n’a toujours pas sorti un seul article sur ce rapport accablant de la Chambre Régionale des Comptes d’Occitanie. Pas même sur Anticor, l’association anticorruption française agréée par le ministère de la Justice qui a saisi le procureur de la République de Montpellier au sujet des rémunérations irrégulières à la Ville de Sète. Le rôle de cette presse locale historique pose pas mal d’interrogation quand à sa proximité avec l’équipe municipale en place.

Contactée par notre rédaction Francois Commeinhes refuse toujours de répondre à nos questions.

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A LIRE AUSSI > Sète : Francois Commeinhes le promoteur doit rembourser la ville

1 Commentaire

1 Commentaire

  1. patrick lorenzo

    20 juillet 2021 at 12 h 11 min

    Élire un maire par ailleurs promoteur immobilier ,,,,c’est faire entrer un renard dans un poulailler

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France

Ecole, retraites, binationaux : « Nous sommes prêts » à gouverner, assure Jordan Bardella

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Ecole, retraites, binationaux : "Nous sommes prêts" à gouverner, assure Jordan Bardella

Jordan Bardella affirme la capacité du RN à gouverner, tandis que Gabriel Attal tente de relancer le camp présidentiel à la peine à six jours du premier tour.

À six jours du premier tour des élections législatives, Jordan Bardella a affirmé lundi la capacité du Rassemblement National (RN) à gouverner. Lors d’une conférence de presse, il a tenté de dissiper les doutes sur son programme et son aptitude à diriger, particulièrement après une semaine de flottement au sein du camp lepéniste.

Sur les retraites, Bardella a réitéré son intention de privilégier les carrières longues dès l’automne : « les Français qui ont commencé à travailler avant 20 ans et qui justifient de quarante annuités pourront partir à la retraite dès 60 ans ». En matière d’éducation, il a annoncé un « big bang de l’autorité » avec l’interdiction des téléphones portables dans les collèges et lycées, le vouvoiement des enseignants, et l’expérimentation de l’uniforme à l’école primaire et au collège.

Devant Marine Le Pen et Eric Ciotti, avec qui il a formé une alliance, Bardella a confirmé que les postes les plus stratégiques de l’État seraient réservés aux citoyens français n’ayant qu’une seule nationalité, excluant ainsi les binationaux. Il a également assuré qu’il serait vigilant face aux tentatives d’ingérence de la Russie s’il accédait au pouvoir.

Crédité d’environ 35 % d’intentions de vote au premier tour et d’une majorité relative à absolue dans l’hémicycle le 7 juillet, selon plusieurs instituts de sondages, le RN est la cible de ses adversaires, notamment le Nouveau Front Populaire (27 % à 29,5 %) et le camp présidentiel (environ 20 %). Jean-Luc Mélenchon a critiqué le RN, l’accusant de créer une atmosphère de peur parmi les « métissés, les racisés », en référence aux stigmatisations après les émeutes suivant la mort du jeune Nahel.

Gabriel Attal, en campagne à Dijon, a saisi l’occasion pour inviter Jean-Luc Mélenchon à débattre sur TF1 avec Bardella et lui-même, plutôt que d’envoyer le porte-parole de LFI, Manuel Bompard. Bardella a soutenu cette invitation, rappelant que la chaîne avait invité les candidats au poste de Premier ministre.

Jean-Luc Mélenchon a répondu en affirmant que le prochain Premier ministre serait proposé par le groupe parlementaire le plus nombreux après les élections, critiquant la nomination d’Attal par « faveur du prince ». Les chefs des formations du Nouveau Front Populaire ont prévu de se partager les différents débats télévisés du premier et second tour.

Laurent Berger, ancien secrétaire général de la CFDT, a déclaré dans Le Monde que la priorité était d’éviter le RN, ajoutant que le choix du Premier ministre n’était pas sa principale préoccupation. De son côté, Gabriel Attal a affirmé que le RN n’était pas prêt à gouverner, insistant sur le fait que le RN est un parti d’opposition et non de gouvernement.

Emmanuel Macron a indirectement répondu aux critiques en assurant avoir conscience que beaucoup dans la majorité lui en veulent, mais exprimant sa confiance dans les électeurs. « Ce sera la responsabilité des Français » le soir du deuxième tour, a-t-il ajouté.

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Législatives 2024 : plus d’un million de procurations déjà enregistrées, le chiffre de 2022 dépassé

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Législatives 2024 : plus d'un million de procurations déjà enregistrées, le chiffre de 2022 dépassé

À quelques jours du premier tour des législatives anticipées, plus d’un million de procurations ont été enregistrées, dépassant ainsi le chiffre du premier tour des législatives de 2022.

Les électeurs se mobilisent en masse pour les législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet. Plus d’un million de procurations ont déjà été enregistrées, un chiffre supérieur à celui du premier tour des législatives de 2022, a annoncé le ministère de l’Intérieur vendredi 21 juin. Entre le 10 et le 20 juin, 1 055 067 procurations ont été comptabilisées, contre 1 021 350 pour la même période il y a deux ans.

Cette année, le second tour des législatives se déroulera le premier week-end des vacances scolaires, une différence notable par rapport à 2022, où le scrutin avait eu lieu en juin. Le ministère a souligné qu’il y a eu « 6,2 fois plus de procurations » enregistrées entre J-20 et J-10 avant le scrutin, comparé à la même période en 2022.

La dissolution inattendue de l’Assemblée nationale a provoqué la tenue de ces élections anticipées, ce qui contraste avec les élections de 2022, dont les dates étaient connues longtemps à l’avance, permettant aux électeurs de planifier leurs procurations sur une période plus longue.

Les législatives de 2022 s’étaient tenues les 12 et 19 juin, alors que cette année, le second tour coïncide avec le début des vacances scolaires, poussant probablement les électeurs à recourir davantage aux procurations pour s’assurer de pouvoir voter malgré les déplacements estivaux.

Cette augmentation du nombre de procurations témoigne d’une volonté forte des électeurs de participer au processus démocratique, malgré les contraintes et les circonstances exceptionnelles de cette année.

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Serge Klarsfeld prêt à voter RN, une déclaration qui choque ses pairs et les survivants de la Shoah

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Serge Klarsfeld prêt à voter RN, une déclaration qui choque ses pairs et les survivants de la Shoah

Le militant de la mémoire de la Shoah, surnommé « le chasseur de nazis », a indiqué être prêt à voter pour le RN, suscitant la colère de ses pairs et des survivants de camps de concentration.

Une déclaration qui a surpris et choqué. Serge Klarsfeld, militant de la mémoire de la Shoah, membre de la Fédération des fils et filles de déportés juifs de France, a déclaré samedi 15 juin, sur LCI, qu’il n’aurait « pas d’hésitation » à voter pour le RN. Le parti d’extrême droite a, selon lui, « fait sa mue », quand LFI a fait le chemin inverse, développant « des relents antisémites et un violent antisionisme ».


Les propos de Serge Klarsfeld, que l’on surnomme « le chasseur de nazis », ont choqué ses pairs ainsi que les survivants des camps de concentration et leurs proches. Il a tenté de dissiper le malaise en assurant, auprès du Parisien lundi, qu’il « voterait comme d’habitude pour le parti centriste » dans le VIIIe arrondissement de Paris, car la balance RN/LFI n’y est pas présente. Ce qui n’est pas le cas dans de nombreux bureaux de vote. « La plupart des Français n’auront pas ce privilège et seront confrontés à des duels entre le Nouveau Front populaire et le Rassemblement national. Et il n’y a pas photo : le RN soutient les Juifs et Israël, l’extrême gauche est redevenue antisémite », a-t-il alors martelé.

Selon Laurent Joly, auteur du livre La Rafle du Vél d’Hiv : Paris, juillet 1942, Serge Klarsfeld commet une « lourde erreur » et il préfère « se souvenir du combat de toute une vie de Klarsfeld, que cet égarement ne saurait entacher », a-t-il déclaré auprès du Parisien.

« Il a fait un beau cadeau à la fille Le Pen. C’est lamentable », a de son côté réagi une survivante des camps de concentration auprès du quotidien francilien. « C’est une insulte aux morts de la Shoah », a pour sa part commenté Gilette, 79 ans, une femme de confession juive, née en 1944. Shimon, qui vit dans un quartier cosmopolite et multiconfessionnel de Créteil, est aussi fermement opposé à l’avis de Serge Klarsfeld : « Élire le RN, c’est le meilleur moyen d’attiser des tensions qui n’existent pas ici. »

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