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Sept militants antifascistes jugés pour des agressions contre des militants d’extrême droite

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Le procès de Dresde met en lumière les affrontements violents entre extrémistes dans une Allemagne politiquement polarisée, où la qualification terroriste des groupes antifascistes fait débat.

Le tribunal de Dresde examine depuis ce mardi matin le cas de sept individus soupçonnés d’appartenir au collectif Antifa Ost. Ces six hommes et une femme sont poursuivis pour leur implication présumée dans huit agressions commises sur le territoire allemand et plusieurs autres en Hongrie entre 2018 et 2023. Les victimes étaient systématiquement identifiées par le groupe comme des militants d’extrême droite.

Les méthodes employées par les prévenus incluraient l’utilisation d’armes contondantes, principalement des marteaux, ce qui a valu au groupe son surnom médiatique. Plusieurs personnes auraient subi des blessures graves lors de ces confrontations. Parmi les cibles figurait le propriétaire d’un établissement restaurant de Thuringe, connu pour fréquenter des cercles d’extrémistes de droite, qui aurait été attaqué à deux reprises.

L’instruction met en avant le rôle présumé de deux individus, Johann G. et Paul M., considérés comme les organisateurs des actions violentes. Ils auraient supervisé la planification des attaques, recruté des participants et organisé des séances d’entraînement physique. Des locaux gérés par Paul M. auraient servi d’entrepôt pour stocker du matériel offensif et des déguisements.

Ce procès s’ouvre dans un contexte international particulier, quelques jours après le classement du mouvement Antifa sur la liste des organisations terroristes par les autorités américaines. La décision a été saluée par le parti Alternative pour l’Allemagne, tandis que le gouvernement allemand s’est montré plus réservé dans sa réaction.

Les services de sécurité allemands estiment que la dangerosité du groupe Antifa Ost a significativement diminué récemment, en raison de l’incarcération de ses membres les plus actifs. L’audience devrait se prolonger jusqu’en juillet 2026, offrant une tribune judiciaire pour examiner les mécanismes de la violence politique dans l’Allemagne contemporaine.

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