Monde
Séoul rapatrie des ressortissants impliqués dans des réseaux criminels au Cambodge
Une opération conjointe a permis le retour de soixante-quatre individus suspectés de participer à des activités frauduleuses en ligne, marquant une étape dans la lutte contre ces organisations transnationales.
Un avion affrété par les autorités sud-coréennes a atterri ce samedi à l’aéroport d’Incheon avec à son bord soixante-quatre ressortissants rapatriés du Cambodge. Ces personnes, présentées comme des participants volontaires ou contraints à des centres de fraude en ligne, ont été immédiatement interpellées à leur descente d’avion et placées en garde à vue. Les images diffusées montraient des individus masqués et casquettes, apparemment menottés, escortés par les forces de l’ordre dans le hall des arrivées.
Le chef du Bureau national d’enquête a confirmé que le groupe était suspecté d’être impliqué dans diverses escroqueries numériques, incluant des pratiques de hameçonnage vocal et des tromperies sentimentales. Il a précisé que tous les rapatriés feraient l’objet d’un dépistage toxicologique systématique, conformément aux procédures en vigueur. Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une collaboration renforcée entre Séoul et Phnom Penh, matérialisée par l’envoi récent d’une délégation sud-coréenne de haut niveau.
Les discussions ont porté sur la lutte contre la criminalité transnationale, et plus particulièrement contre les fraudes en ligne. Le gouvernement sud-coréen estime qu’environ un millier de ses ressortissants travailleraient dans ce type de centres au Cambodge, un chiffre difficile à vérifier mais qui reflète l’ampleur du phénomène. Selon certaines sources, ces personnes sont souvent recrutées via de fausses offres d’emploi promettant des rémunérations attractives, puis se retrouvent parfois retenues contre leur gré et contraintes de perpétrer des escroqueries.
Le Cambodge est devenu une plaque tournante pour ces réseaux criminels, qui généreraient des milliards de dollars et emploieraient, toutes nationalités confondues, des centaines de milliers de personnes. Les conditions de vie y sont décrites comme extrêmement dures, avec des cas de séquestration, de violences physiques et de tortures infligées à ceux jugés peu performants ou récalcitrants.
Parallèlement, les autorités cambodgiennes ont indiqué avoir arrêté plusieurs milliers de suspects dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité depuis la fin du mois de juin, avec de nombreuses expulsions déjà effectuées. En outre, des enquêtes sont en cours concernant la mort de deux ressortissants sud-coréens sur le territoire cambodgien, dont les corps portaient des traces de violences graves, renforçant les préoccupations quant aux conditions de vie dans ces centres illégaux.
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