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Quatre ans après le début des hostilités, l’Ukraine résiste et réclame une paix durable

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À l’occasion du quatrième anniversaire du début des opérations militaires, le président ukrainien a affirmé que les ambitions initiales de Moscou n’avaient pas abouti. Son message intervient alors qu’une haute délégation européenne se rendait à Kiev pour réaffirmer son soutien.

Le chef de l’État ukrainien a estimé que son homologue russe n’avait rempli aucun de ses desseins initiaux. Dans une allocution diffusée ce mardi, il a souligné que la nation ukrainienne n’avait pas été vaincue et que le conflit n’était pas remporté. Il a réaffirmé la volonté de son pays d’œuvrer pour une paix solide et équitable, tout en garantissant que justice serait rendue.

Cette déclaration a coïncidé avec la visite en Ukraine de la présidente de la Commission européenne, venue marquer la solidarité inébranlable de l’Union. Sur les réseaux sociaux, elle a exprimé une détermination sans faille à soutenir le peuple ukrainien jusqu’au rétablissement de la stabilité. Elle était accompagnée du président du Conseil européen pour une série d’entretiens trilatéraux et une participation à une réunion virtuelle de la coalition internationale aux côtés de Kiev.

Les affrontements, les plus meurtriers sur le continent depuis la Seconde Guerre mondiale, ont entraîné des pertes humaines considérables et transformé l’ordre géopolitique. De nombreuses nations européennes ont significativement accru leurs budgets de défense en réponse à cette situation. Les pourparlers engagés l’an dernier sous médiation américaine n’ont, à ce stade, pas mis fin aux opérations militaires.

Les forces russes, qui contrôlent environ un cinquième du territoire ukrainien, maintiennent des frappes régulières sur des zones civiles et des infrastructures critiques. Ces attaques ont provoqué, en pleine période hivernale, des pénuries énergétiques sans précédent depuis le début du conflit. Les alliés occidentaux ont imposé un régime de sanctions économiques sévères à Moscou, contraignant ce dernier à rediriger ses exportations d’hydrocarbures vers d’autres marchés.

Sur le terrain, les troupes russes ont progressé lentement ces derniers mois dans le bassin industriel de l’Est, région dont Moscou revendique la souveraineté. Les discussions butent notamment sur l’exigence russe concernant le statut de certains territoires orientaux, une demande inacceptable pour les autorités ukrainiennes. Celles-ci conditionnent tout éventuel compromis, y compris de nature territoriale, à l’obtention préalable de garanties de sécurité concrètes de la part de Washington et à un arrêt effectif des combats.

Le conflit a provoqué des destructions massives dans un pays déjà confronté à d’importantes difficultés économiques avant 2022. Une évaluation conjointe publiée récemment estime le coût de la reconstruction à près de six cents milliards de dollars sur les dix prochaines années. Le Kremlin justifie son intervention par des impératifs de sécurité nationale, évoquant une menace liée aux aspirations euro-atlantiques de Kiev. De son côté, l’Ukraine y voit la manifestation d’une volonté impériale visant à assujettir sa population.

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