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Quarante ans de déforestation ont amputé l’Amazonie brésilienne d’une superficie équivalente au territoire espagnol

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Selon les dernières observations satellitaires, la forêt tropicale brésilienne se rapproche dangereusement d’un seuil critique de non-retour, menacée par l’expansion agricole et l’élevage intensif.

Les données compilées par le réseau de surveillance Mapbiomas révèlent une perte nette de 49,1 millions d’hectares de couvert forestier entre 1985 et 2024. Cette réduction, qui équivaut à la superficie totale de l’Espagne, place désormais l’écosystème amazonien à proximité d’un point de bascule irréversible. Les scientifiques estiment qu’au-delà de 20 à 25 % de destruction de la végétation native, les mécanismes climatiques locaux pourraient s’effondrer, transformant de vastes étendues en savane.

L’avancée des activités humaines, en particulier l’élevage bovin et l’agriculture, constitue le principal moteur de cette transformation. La surface dédiée au pastoralisme a connu une expansion massive, passant à 56,1 millions d’hectares sur la période étudiée. Aujourd’hui, près de 15,3 % du biome amazonien au Brésil sont occupés par des terres agricoles ou des pâturages.

Cette dynamique affecte directement le régime des pluies et compromet la capacité de la forêt à absorber les gaz à effet de serre. Bien que la déforestation ait reculé depuis 2023 après une forte accélération sous la précédente administration, les incendies et la sécheresse exceptionnelle de l’an dernier ont contribué à une hausse de 4 % des surfaces détruites entre août 2024 et juillet 2025.

La communauté internationale garde les yeux rivés sur le Brésil, qui s’apprête à accueillir la COP30 à Belém, au cœur de l’Amazonie. Le pays abrite environ 60 % de cette forêt primordiale, dont la préservation s’impose comme un enjeu climatique global.

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