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Pollution atmosphérique et démence, un lien inquiétant confirmé par la science

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Les particules fines et le dioxyde d’azote, émis notamment par les véhicules et les industries, accroîtraient significativement les risques de développer des troubles cognitifs.

Une vaste étude internationale vient renforcer les soupçons pesant sur la pollution de l’air comme facteur aggravant dans l’apparition de la démence. Les conclusions, publiées dans une revue scientifique de référence, établissent une corrélation entre l’exposition prolongée à certains polluants et l’augmentation des cas de ce syndrome neurodégénératif.

Les chercheurs ont analysé une cinquantaine d’études menées à travers le monde, mettant en évidence le rôle néfaste des particules PM2,5, du dioxyde d’azote et de la suie. Ces éléments, issus principalement des activités humaines comme le trafic automobile ou les émissions industrielles, pénètrent profondément dans l’organisme. L’étude révèle qu’une hausse de 10 microgrammes par mètre cube de PM2,5 dans l’air ambiant élèverait de 17% le risque de développer une démence.

Les données recueillies montrent que plusieurs grandes villes, dont Paris, dépassent régulièrement les seuils recommandés par l’Organisation mondiale de la santé. La capitale française enregistrait en 2023 une concentration moyenne de 10,3 microgrammes de PM2,5 par mètre cube, alors que l’OMS préconise un maximum de 5 microgrammes.

Face à ces constats, les scientifiques appellent à une action concertée des pouvoirs publics. Ils soulignent que la lutte contre la démence ne relève pas uniquement du domaine médical, mais nécessite une approche globale intégrant les politiques urbaines, les transports et la réglementation environnementale. Avec près de 60 millions de personnes atteintes dans le monde, et une projection alarmante de 152 millions de cas d’ici 2050, la question prend une dimension sanitaire et sociale majeure.

Cette publication s’inscrit dans un corpus croissant de recherches alertant sur les conséquences sanitaires de la pollution atmosphérique, au-delà des seules pathologies respiratoires et cardiovasculaires déjà bien documentées. Elle ouvre de nouvelles perspectives pour la prévention des maladies neurodégénératives à l’échelle collective.

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