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Perquisitions au domicile et à la mairie de Rachida Dati dans une enquête pour corruption

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_**La ministre de la Culture, candidate à la mairie de Paris, est visée par une information judiciaire portant sur des soupçons de corruption et de trafic d’influence liés à son mandat de députée européenne.**_

Des opérations de perquisition ont été menées ce jeudi au domicile de Rachida Dati ainsi qu’à la mairie du 7e arrondissement de Paris, qu’elle dirige. Ces investigations s’inscrivent dans le cadre d’une information judiciaire ouverte le 14 octobre dernier et confiée à deux juges d’instruction du pôle financier parisien. Le parquet national financier précise que cette procédure vise notamment des faits présumés de corruption active et passive, de trafic d’influence, de détournement de fonds publics, ainsi que de recel et de blanchiment en lien avec l’exercice de son mandat au Parlement européen.

L’enquête, menée par l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, porte sur des versements d’honoraires d’un montant de 299 000 euros, effectués entre 2010 et 2011 par l’entreprise GDF Suez. Ces sommes, qui auraient transité par un cabinet d’avocats avant d’être créditées sur les comptes de l’élue, n’auraient pas été déclarées à l’institution européenne, une obligation destinée à prévenir les conflits d’intérêts. L’instruction a été ouverte à la suite d’un signalement de Tracfin, la cellule de renseignement financier.

Cette affaire survient alors que Rachida Dati est déjà renvoyée devant le tribunal correctionnel dans un autre dossier pour corruption et trafic d’influence, aux côtés de l’ancien dirigeant de Renault-Nissan, Carlos Ghosn. Une audience de procédure est prévue fin septembre pour fixer la date du procès, lequel pourrait se tenir après les élections municipales de mars 2026. L’avocat de la ministre, contacté, s’est refusé à tout commentaire.

La candidate à la mairie de Paris avait précédemment qualifié de diffamatoires les accusations relatives à ces honoraires, affirmant que les documents évoqués avaient déjà été examinés dans le cadre de l’affaire Ghosn. Par ailleurs, Rachida Dati fait l’objet d’une enquête préliminaire distincte pour une éventuelle omission de bijoux de luxe dans sa déclaration de patrimoine, une allégation qu’elle conteste fermement et pour laquelle elle annonce son intention de porter plainte pour diffamation.

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