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Économie

Pékin durcit sa politique douanière sur la viande bovine importée

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La Chine instaure pour trois ans une surtaxe de 55% sur les importations de bœuf en provenance de plusieurs grands pays exportateurs. Cette mesure vise à protéger son marché intérieur, selon les autorités.

Le gouvernement chinois a décidé d’appliquer une surtaxe douanière de 55% sur les importations de viande bovine dépassant des quotas annuels définis. Cette disposition, présentée comme une mesure de sauvegarde, entrera en vigueur au début de l’année prochaine et s’appliquera pour une durée de trois ans. Elle concerne les principaux fournisseurs que sont le Brésil, l’Australie et les États-Unis.

Selon le ministère chinois du Commerce, une enquête a conclu que les importations massives de bœuf avaient nui aux producteurs locaux. La mesure s’appliquera à la viande bovine fraîche, réfrigérée ou congelée, qu’elle soit désossée ou non. Les autorités précisent que le taux de la surtaxe sera progressivement réduit au cours de la période d’application.

Des volumes d’importation annuels, appelés quotas, ont été attribués à chaque pays. Seules les quantités excédant ces seuils seront soumises à la majoration de 55%. Ces quotas, qui augmenteront légèrement chaque année, sont particulièrement importants pour le Brésil, premier bénéficiaire. Parallèlement, Pékin a annoncé la suspension temporaire d’une clause de son accord de libre-échange avec l’Australie concernant le bœuf.

Cette décision intervient dans un contexte de baisse des prix sur le marché chinois, attribuée à une offre abondante et à un ralentissement de la demande. La Chine est devenue un débouché crucial pour les grands pays exportateurs de viande bovine, rendant cette mesure particulièrement sensible pour leurs filières agricoles.

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