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Nouvelle-Calédonie, une consultation citoyenne précède la révision constitutionnelle

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Le gouvernement organise une consultation populaire en amont du processus constitutionnel concernant l’accord de Bougival, tandis que persiste la division au sein du camp indépendantiste.

La ministre des Outre-mer a confirmé l’organisation d’une consultation citoyenne anticipée en Nouvelle-Calédonie, qui interviendra avant l’examen parlementaire du projet de révision constitutionnelle destiné à entériner l’accord de Bougival. Cette démarche, initialement prévue après l’adoption du texte constitutionnel, sera finalement conduite au mois de février prochain, conformément au calendrier arrêté lors de la signature de l’accord en juillet dernier.

L’annonce ministérielle a recueilli un accueil favorable parmi les formations non indépendantistes. La présidente de l’assemblée provinciale du Sud a salué une initiative qui place les citoyens calédoniens en position d’arbitre ultime. Elle a précisé que cette consultation résultait de l’incapacité du FLNKS, principale organisation indépendantiste, à trouver un terrain d’entente avec l’État et les autres forces politiques locales.

Le Front de libération nationale kanak et socialiste maintient son opposition ferme à l’accord de Bougival, qu’il estime incompatible avec le processus de décolonisation. Le mouvement a réitéré ses réserves, mettant en garde contre tout passage en force susceptible de générer une instabilité durable sur le territoire. La ministre a pour sa part réaffirmé sa volonté de dialogue inclusif, tout en conditionnant son action à la participation de l’ensemble des composantes politiques.

Cette crispation politique s’inscrit dans un contexte de fragilisation du camp indépendantiste, marqué par le retrait définitif du Palika, l’une des principales formations historiques du FLNKS. Cette divergence stratégique, apparue après les événements de 2024, s’est accentuée avec la conclusion de l’accord de Bougival. Le parti quittant l’alliance devrait être suivi par d’autres composantes, dans un paysage politique local déjà complexe.

Parallèlement, la situation économique demeure préoccupante. Les autorités locales ont exprimé leur déception face à l’absence de nouvelles mesures de soutien, alors que le territoire connaît des difficultés financières persistantes. La transformation partielle du prêt garanti par l’État en subvention, réclamée par le gouvernement local, n’est pas envisagée à ce stade par le ministère. Cette position suscite des inquiétudes dans un contexte où l’endettement de la Nouvelle-Calédonie a atteint des niveaux critiques.

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