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Nouvel épisode de violences meurtrières à la frontière afghano-pakistanaise

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Des échanges d’artillerie nocturnes entre forces afghanes et pakistanaises ont provoqué la mort de plusieurs civils dans une zone frontalière sensible, ravivant des tensions persistantes entre les deux pays.

Quatre personnes ont perdu la vie et quatre autres ont été blessées dans la nuit de vendredi à samedi lors d’un nouvel accrochage militaire entre l’Afghanistan et le Pakistan. Les incidents se sont produits dans le district afghan de Spin Boldak, situé dans la province de Kandahar, selon les autorités locales. Les deux gouvernements se sont immédiatement rejeté la responsabilité de l’ouverture des hostilités.

Le porte-parole des autorités afghanes a affirmé que les forces pakistanaises avaient engagé les premières frappes, obligeant les troupes afghanes à répondre. De son côté, un représentant du gouvernement pakistanais a accusé les forces afghanes d’avoir tiré sans provocation, assurant que l’armée pakistanaise avait répliqué avec fermeté. Des sources locales évoquent des tirs d’artillerie légère et lourde, ainsi que des impacts de mortier sur des habitations civiles.

Les affrontements, qui ont duré environ deux heures selon des témoins, ont pris fin après un accord entre les parties pour cesser le feu. Un correspondant présent du côté pakistanais de la frontière, à Chaman, a confirmé avoir entendu des explosions et des tirs d’artillerie pendant la nuit.

Cette escalade s’inscrit dans un contexte de relations bilatérales extrêmement dégradées depuis plusieurs mois. Une confrontation armée d’une intensité rare avait déjà causé une soixantaine de victimes à la mi-octobre, conduisant à la fermeture du principal point de passage frontalier et à une paralysie des échanges commerciaux. Une trêve, négociée fin octobre sous l’égide de médiateurs internationaux, n’a pas empêché des incidents sporadiques. Des pourparlers visant à établir un cessez-le-feu durable, tenus en novembre, n’ont pas abouti.

Les griefs sont multiples. Islamabad accuse régulièrement Kaboul de tolérer, voire de soutenir, des groupes militants opérant depuis le territoire afghan contre le Pakistan. Ces tensions sécuritaires s’ajoutent à des considérations géopolitiques plus larges, notamment le rapprochement perçu entre l’Inde et le gouvernement afghan. La situation reste volatile, chaque incident risquant d’alimenter un nouveau cycle de violences dans cette région instable.

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