Culture
New York, l’étau financier se resserre sur ses créateurs
La flambée des coûts, en particulier celle des loyers, pousse de nombreux acteurs des industries culturelles à quitter la métropole, menaçant son statut de pôle artistique mondial.
Après deux décennies passées dans les métiers du maquillage pour l’écran, une professionnelle évoque désormais la crainte de devoir quitter New York. Comme beaucoup de ses pairs, elle estime ne plus avoir les moyens de résider dans la ville. Cette situation illustre une tendance plus large qui touche l’ensemble des secteurs créatifs, de l’audiovisuel à la mode en passant par les arts de la scène. Selon une étude récente, le nombre de travailleurs de ces domaines a reculé de plus de six pour cent au cours des dernières années.
Les analystes pointent un écart grandissant entre l’évolution des revenus et celle des dépenses, une pression particulièrement aiguë pour les artistes. Bien que le secteur emploie encore plusieurs centaines de milliers de personnes dans la ville, son attractivité semble s’éroder au profit d’autres pôles urbains, notamment dans le sud du pays. En tenant compte du coût de la vie, la rémunération horaire médiane dans la création new-yorkaise est désormais inférieure de près d’un quart à la moyenne nationale, un écart qui s’est creusé significativement sur la dernière décennie.
L’inflation, et surtout la hausse vertigineuse des loyers, sont au cœur du problème. Sur dix ans, les prix médians des locations ont augmenté bien plus rapidement que les revenus médians des professions créatives. Parallèlement, certains secteurs font face à une contraction de l’activité. Les emplois dans le cinéma et la télévision, par exemple, ont sensiblement diminué depuis 2020. La production audiovisuelle se délocalise vers des villes offrant des incitations financières, tandis que d’autres capitales mondiales gagnent en influence dans des domaines comme la mode.
Le paysage culturel institutionnel n’est pas épargné. Plusieurs dizaines de salles de spectacle, musées et galeries ont fermé leurs portes ces dernières années, confrontés à l’explosion de leurs charges fixes et à une concurrence accrue. Même les institutions les plus établies, comme certains musées ou salles d’opéra, ont annoncé des plans de restructuration incluant des suppressions d’emplois.
Face à cette situation, les autorités municipales affichent leur volonté d’agir. L’équipe du maire, dont le programme de campagne était centré sur la vie abordable, a placé ce dossier parmi ses priorités. Le responsable nouvellement nommé aux médias et au divertissement a pour mission de préserver le statut de New York comme capitale mondiale de la création, en veillant à ce que ceux qui produisent les œuvres puissent aussi y vivre décemment. Ses axes de travail incluent la défense des emplois bien rémunérés et l’élargissement de l’accès aux formations et aux ressources.
Des élus proposent également de réserver une part plus importante de logements à loyer régulé aux artistes. Ces propositions rejoignent les recommandations d’experts, qui préconisent également la mise en place d’un grand événement culturel à l’échelle des cinq arrondissements pour revitaliser le secteur. L’enjeu est de taille pour l’identité et l’économie de la ville.
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