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Moo Deng, l’hippopotame pygmée star des réseaux sociaux, souffle sa première bougie

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Le petit mammifère, devenu une véritable icône en Thaïlande, a célébré son anniversaire sous les projecteurs, entre ferveur populaire et déclin progressif de son aura médiatique.

Le zoo de Khao Kheow, situé dans la province de Chonburi, a organisé jeudi dernier une série d’animations pour marquer le premier anniversaire de Moo Deng, jeune hippopotame pygmée dont la notoriété a largement dépassé les frontières thaïlandaises. Au programme de cette journée festive, une parade, une table ronde réunissant des influenceurs locaux et un gâteau spécialement préparé pour l’occasion, financé par un mécène à hauteur de 2 600 euros.

Née sous les feux des projecteurs, cette femelle au caractère bien trempé a rapidement conquis les internautes grâce à ses mimiques espiègles et ses habitudes alimentaires voraces. Les vidéos la montrant en train de mordiller ses soigneurs, de se prélasser dans l’eau ou de partager des moments complices avec sa mère ont accumulé des millions de vues, faisant d’elle l’ambassadrice incontestée du zoo.

L’engouement pour Moo Deng – dont le nom signifie « porc bondissant » en thaï – a entraîné une hausse significative de la fréquentation du parc animalier, avec un quadruplement des entrées en un an. Une gamme étendue de produits dérivés a également vu le jour, tandis que l’animal s’essayait même à des prédictions politiques, anticipant notamment la victoire de Donald Trump lors des prochaines élections américaines.

Pourtant, l’euphorie semble peu à peu retomber. Alors que Moo Deng approche désormais les 100 kilos, son physique de bébé joufflu, qui avait tant séduit le public, s’est estompé. Les mentions en ligne associées à son nom ont chuté de manière significative depuis leur pic à l’automne dernier, reléguant progressivement la star au rang de phénomène passé.

Au-delà de son statut de célébrité éphémère, Moo Deng a contribué à mettre en lumière la situation critique des hippopotames pygmées, une espèce menacée d’extinction. Originaires des forêts et marécages d’Afrique de l’Ouest, ces mammifères discrets ne seraient plus que 2 000 à 2 500 à vivre à l’état sauvage, selon les dernières estimations. Une réalité qui rappelle que derrière le succès médiatique se cache un enjeu bien plus crucial, celui de la préservation de la biodiversité.

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