Société
Monique Pelletier, figure historique des droits des femmes, s’est éteinte à 99 ans
L’ancienne ministre, qui a œuvré pour la pérennisation de l’IVG et la reconnaissance du viol comme crime, laisse derrière elle un héritage juridique et social considérable.
La disparition de Monique Pelletier, ministre déléguée à la Condition féminine sous Valéry Giscard d’Estaing, a été annoncée ce dimanche par le ministère chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes. Cette juriste et femme politique s’est distinguée par son action déterminante en faveur de l’émancipation féminine et des avancées législatives majeures.
Entre 1978 et 1981, son mandat ministériel a été marqué par deux réformes fondamentales. Elle a porté la requalification du viol en crime, alors considéré comme un simple délit, et assuré la pérennisation de la loi sur l’interruption volontaire de grossesse, initialement adoptée à titre transitoire. Ces mesures ont constitué des étapes décisives dans la reconnaissance des droits des femmes en France.
Après son passage au gouvernement, Monique Pelletier a poursuivi son engagement au service des institutions. Nommée au Conseil constitutionnel en 2000, elle y a siégé jusqu’en 2004, confirmant son expertise juridique et son attachement aux principes républicains. L’institution a rendu hommage à « une femme libre, une grande juriste et une républicaine exemplaire ».
Tout au long de sa vie publique, elle est restée une voix écoutée sur les questions de société. En 2016, elle avait rompu le silence concernant des agressions sexuelles subies des décennies plus tôt, participant à libérer la parole sur ces sujets. Présidente d’honneur du Conseil national du Handicap, elle intervenait régulièrement pour défendre les causes qui lui tenaient à cœur, des conditions d’accueil en Ehpad aux violences faites aux femmes.
Dans un entretien en 2019, elle soulignait avec lucidité que des progrès restaient à accomplir pour l’égalité réelle, tout en alertant sur la nécessité de préserver les acquis. Mère de sept enfants, cette ancienne avocate au barreau de Paris incarnait une conception exigeante de l’engagement public, alliant convictions personnelles et action institutionnelle. Son parcours exceptionnel demeure une référence dans le combat pour les droits fondamentaux.
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