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Mondial-2022: Deschamps retrouve ses Bleus et Mbappé, à l’avenir incertain

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Deux mois après l’échec de l’Euro, Didier Deschamps retrouve ses Bleus lundi à Clairefontaine pour la poursuite des qualifications au Mondial-2022, sans Olivier Giroud qu’il n’a pas retenu et avec Kylian Mbappé, dont l’avenir oscille entre Paris et Madrid.

Les vingt-trois joueurs convoqués pour la rentrée sont attendus au célèbre château des Yvelines, la demeure des champions du monde, à partir de 13h00 avant un premier entraînement en fin d’après-midi.

Certains y viendront les yeux fermés, à l’instar du capitaine Hugo Lloris, du meneur Antoine Griezmann et de l’attaquant Karim Benzema, bien réintégré après son retour surprise avant l’Euro. Mais pas la bande des quatre nouveaux: Theo Hernandez, Aurélien Tchouaméni, Jordan Veretout et Moussa Diaby.

Le sélectionneur, en place depuis 2012, n’avait jamais autant ouvert les portes de l’équipe de France après une grande compétition. Il l’a fait autant par contrainte (O. Dembélé, Thuram, Rabiot, L. Hernandez, Pavard blessés ou en reprise) que par choix, désireux de donner du souffle à un groupe qui en a manqué cet été.

« Ce sont des joueurs qu’on suit depuis plusieurs mois ou années. Si je les choisis, c’est que je pense que le potentiel est là. Ils sont habitués au haut niveau, je ne fais pas cela pour faire de la nouveauté », a justifié jeudi Deschamps.

Kanté et Upamecano touchés

Pour autant, la promotion des uns entraîne forcément la relégation des autres. Wissam Ben Yedder, Moussa Sissoko et Clément Lenglet, présents à l’Euro, en ont fait les frais tout comme, surtout, Giroud, le grand absent de cette liste de rentrée qui s’est consolé dimanche en marquant un doublé avec l’AC Milan.

Seront-ils toujours 23 à la fin de la journée ? Le week-end européen a révélé quelques pépins physiques et l’encadrement médical aura un œil particulier sur l’état du défenseur du Bayern Munich Dayot Upamecano, sorti par précaution après une mi-temps samedi pour des « problèmes » à l’arrière d’une cuisse selon son entraîneur.

N’Golo Kanté, touché de son côté à une cheville avec Chelsea, fera lui aussi l’objet d’un diagnostic en arrivant dans les Yvelines et l’hypothèse de forfait d’un de ces joueurs pourrait contraindre le sélectionneur à appeler du renfort avant de partir pour Strasbourg, mardi à la veille du premier match contre la Bosnie.

Mais l’actualité de ce début de rassemblement reste écrasée par l’avenir de Kylian Mbappé. Double buteur dimanche soir à Reims avec le Paris SG (2-0), joie de vivre affichée et sourire aux lèvres, le Bondynois n’a pas laissé filtrer le moindre signe de mal-être ou d’intention de départ, mais l’intérêt du Real Madrid s’intensifie, avant la clôture du mercato mardi soir à minuit.

« Être conciliant »

Si les négociations viennent à pencher en faveur d’un départ, le jeune champion du monde devra répondre aux sollicitations depuis sa chambre de Clairefontaine. Le Château est certes équipé pour organiser d’éventuelles visites médicales de dernière minute, mais cela risque de s’avérer plus compliqué mardi, avec le déplacement à Strasbourg.

« Idéal ? Évidemment non, mais je ne vais pas me battre. Kylian comme d’autres peuvent être dans un cas de figure ou ils peuvent changer de club, je ferai en sorte d’être conciliant, il en va de leur avenir », a reconnu Deschamps jeudi, sans oser le moindre conseil ou avis à l’intention du joueur.

Le dossier le plus chaud de cette fin de mercato accompagnera les Tricolores jusqu’à leur première rencontre, mercredi soir dans un stade de la Meinau à guichets fermés (20h45), et fera presque oublier que les Bleus ont beaucoup à se faire pardonner, après l’élimination en huitièmes de l’Euro contre la Suisse (3-3, 5-4 t.a.b.).

Le sélectionneur a déjà prévenu que « le plus important, c’est ce qui nous attend »: cela passe par une rentrée sans accroc, contre la Bosnie d’abord, puis en Ukraine samedi (20h45) et contre la Finlande mardi 7 septembre (20h45).

En tête de son groupe de qualification au Mondial-2022, la France ferait un très grand pas vers le Qatar en signant trois succès en sept jours.

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Open d’Australie : 10e sacre pour Djokovic, qui décroche son 22e titre du Grand Chelem

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Open d'Australie : 10e sacre pour Djokovic, qui décroche son 22e titre du Grand Chelem

Le Serbe de 35 ans a battu en finale à Melbourne le Grec Stefanos Tsitsipas 6-3, 7-6 (7/4), 7-6 (7/5).

Novak Djokovic s’est offert un dixième sacre à Melbourne en dominant, en 2h56 de jeu, Stefanos Tsitsipas (6-3, 7-6, 7-6), dimanche 29 janvier. Avec ce dixième succès à Melbourne en autant de finales, le Serbe égale le record de 22 titres en Grand Chelem de Rafael Nadal. Dans le même temps, « Nole », 35 ans, récupère la place de numéro 1 mondial, qu’il n’avait plus occupée depuis juin 2022.

Le Grec, qui aussi avait la possibilité d’occuper cette première place en cas de victoire, grimpe d’une place du classement ATP (3e). Tsitsipas, qui disputait sa deuxième finale en Grand Chelem, tenait à prendre sa revanche face au Serbe, qu’il l’avait déjà battu en finale de Roland-Garros en 2021. Mais le Grec a de nouveau dû rendre les armes, cette fois en trois sets. À 24 ans et auteur d’un formidable parcours à Melbourne, Stefanos Tsitsipas aura probablement, d’autres occasions de disputer une finale de Grand Chelem.

A 35 ans, il reste à Novak Djokovic « sans aucun doute deux, trois ans » pour amasser encore des titres du Grand Chelem, a estimé son entraineur.

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Open d’Australie : Aryna Sabalenka remporte son premier Grand Chelem

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Open d'Australie : Aryna Sabalenka remporte son premier Grand Chelem

Aryna Sabalenka a remporté, à 24 ans, son premier titre du Grand Chelem. En finale de l’Open d’Australie samedi, la Biélorusse a renversé Elena Rybakina (4-6, 6-3, 6-4).

Aryna Sabalenka, grande première ! La Bélarusse, tête de série N.5 de cet Open d’Australie, s’adjuge à 24 ans son premier titre du Grand Chelem. Elle a renversé la Kazakhe Elena Rybakina ce dimanche, après un gros combat, et succède à l’Australienne Ashleigh Barty au palmarès du tournoi. Grâce à ce succès en trois manches (4-6, 6-3, 6-4), elle va retrouver lundi le deuxième rang mondial, le meilleur classement de sa carrière. C’est le premier échec en finale d’un Majeur pour Rybakina, lauréate du dernier Wimbledon, mais qui va tout de même monter à la 10 e place.

Melbourne attendait un match de cogneuses, et l’a eu. Cette finale fut très accrochée, les deux femmes se renvoyant coup pour coup tout a long d’une grosse bataille de 2h34. Dans la continuité de son parcours remarquable, qui l’a amenée à éliminer notamment la N.1 mondiale Iga Swiatek, Elena Rybakina (23 ans, tête de série N.22) a réalisé la meilleure entame de match. Elle a logiquement remporté le premier set, sereine, impassible, faisant parler son expérience à ce stade d’un tournoi majeur.

Et Sabalenka a tout renversé

En face, Aryna Sabalenka semblait quelque peu intimidée par l’enjeu, elle qui avait déjà joué trois demi-finales en Grand Chelem (Wimbledon 2021, US Open 2021 et 2022) sans jamais parvenir en finale. Mais on sentait, derrière la fébrilité, une puissance de feu en fermentation. Si bien que lorsque Rybakina a baissé de régime à l’entame de la deuxième manche, notamment au service, la Bélarusse a su saisir sa chance en étant agressive au retour. Elle s’est logiquement emparée du set.

Le troisième set devait donc être de celui de la bagarre, avec deux joueuses jouant au même moment un très bon tennis. Chacune a assuré sa mise en jeu, mais on sentait Sabalenka légèrement au-dessus. En témoignent ses jeux de service plus facilement remportés, tandis que Rybakina se maintenait à flot tant bien que mal en serrant le jeu dans les moments chauds. Mais elle finit pourtant par craquer à 3-3 sous les assauts répétés de la Bélarusse, dont les frappes n’ont cessé de gagner en puissance et en précision.

Il a fallu ensuite servir pour le gain du match à 5-4. Et il ne fait aucun doute qu’Aryna Sabalenka a dû repenser à ces heures et ces heures d’entraînement passées à tenter d’améliorer ce service maudit. Cette mise en jeu qui lui fit commettre tant de doubles fautes en 2022, y compris en finale du Masters contre Caroline Garcia. Contre Elena Rybakina, son service a de nouveau été sa plus grande force, avec 17 aces claqués, mais aussi sa plus grande faiblesse, en témoignent les 7 doubles fautes. Sur sa première balle de match, elle en a commis une, la première du set. Mais elle s’en est procurée trois autres, et la quatrième a été la bonne. Un mental de championne.

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Paris 2024 : l’Ukraine menace de boycotter les Jeux olympiques si des athlètes russes participent

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Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a demandé à son homologue français Emmanuel Macron lors d’un entretien téléphonique de ne pas autoriser les athlètes russes à concourir lors des Jeux olympiques de Paris 2024. Patron du comité d’organisation, Tony Estanguet a ensuite rappelé que c’était le CIO qui devrait en décider.

Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky ne font pas que discuter de l’éventuel envoi de chars de combat par la France à l’Ukraine, pour la soutenir dans sa guerre contre la Russie. Les deux chefs d’Etat ont échangé au téléphone sur les prochains Jeux olympiques, qui se dérouleront à Paris du 26 juillet au 11 août 2024. Pour Zelensky, les athlètes russes ne doivent pas être autorisés à participer à la compétition. « J’ai particulièrement insisté sur le fait que les athlètes russes ne doivent pas avoir leur place aux JO de Paris », a confié le président ukrainien après son entretien avec son homologue français.

Après l’envahissement de l’Ukraine depuis la Russie mais aussi la Biélorussie par les troupes de Vladimir Poutine, le 24 février 2022, soit trois jours après la cérémonie de clôture des Jeux d’hiver de Pékin, donc pendant la trêve olympique, le Comité international olympique (CIO) avait sanctionné Russes et Biélorusses, d’abord exclus des Jeux paralympiques de Pékin. Aucun de ces deux pays n’a depuis pu organiser d’événement sportif international officiel, et leurs sportifs concourent désormais sous bannière neutre.

Estanguet : « C’est le CIO qui décide »

Et alors que Volodymyr Zelensky avait réclamé à la mi-décembre que les athlètes russes soient placés dans un « isolement complet » de toutes compétitions internationales, Thomas Bach, le président du CIO, a lui manifesté sa volonté de maintenir des sanctions fermes vis-à-vis de la Russie et de la Biélorussie. « Ces sanctions contre les États et les gouvernements russes et bélarusses doivent rester et resteront fermement en place, déclarait le dirigeant allemand, ancien champion olympique de fleuret, dans son message de Nouvel An. En cette nouvelle année, les athlètes ukrainiens peuvent compter sur l’engagement total du CIO et de l’ensemble du mouvement olympique en faveur de cette solidarité. Nous voulons voir une équipe forte de l’Ukraine aux Jeux olympiques de Paris 2024 et aux Jeux olympiques d’hiver de Milan Cortina 2026. »

Président du comité d’organisation des JO parisiens, Tony Estanguet a rappelé mercredi devant la presse que « c’est bien le CIO qui décide des délégations qui sont autorisées à participer aux Jeux olympiques », a d’abord déclaré le triple champion olympique de canoë. « Le comité d’organisation n’a pas à intervenir dans le choix des délégations qui doivent participer aux Jeux. Nous, on attendra les règles édictées. A date, le comité paralympique a décidé d’exclure les Russes et de refaire un point d’étape fin 2023. Le CIO a également mis un certain nombre de sanctions pour tous les dirigeants du sport russe, sur le drapeau, sur les délégations », a conclu le patron du COJO.

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