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Merz et Macron ouvrent le bal à la Conférence de Munich sur la sécurité

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_**Les deux dirigeants européens prononceront les discours phares de cette première journée, dans un contexte de pressions géopolitiques accrues et de remise en question des alliances traditionnelles.**_

Le chancelier allemand Friedrich Merz et le président français Emmanuel Macron sont les intervenants principaux de cette session inaugurale. Leur présence symbolise la volonté affichée des capitales européennes de porter une voix commune sur les dossiers stratégiques mondiaux. Cette soixante-deuxième édition rassemble, jusqu’à dimanche, plusieurs dizaines de responsables politiques, militaires et économiques dans le centre historique de Munich, placé sous haute surveillance policière.

L’événement, souvent comparé à un Davos dédié aux questions de défense, se tient dans un climat international particulièrement tendu. Les participants européens abordent les discussions sous le double effet des critiques récurrentes de leur allié américain, qui les exhorte à accroître leurs efforts en matière de sécurité, et de la menace persistante que représente l’offensive russe en Ukraine. Les échanges officiels, mais aussi les nombreuses rencontres en marge des débats, doivent permettre d’esquisser des réponses à une multitude de crises.

L’ordre du jour est extrêmement chargé. Les discussions porteront notamment sur l’évolution du paysage géopolitique mondial, les défis liés à la dissuasion nucléaire, la poursuite du conflit en Europe de l’Est, ainsi que les nouvelles formes d’affrontements hybrides. Outre les discours de M. Merz et de M. Macron, les allocutions de plusieurs autres personnalités sont attendues, parmi lesquelles des ministres japonais et britannique, le président finlandais, ainsi que la cheffe de la diplomatie européenne.

La délégation américaine, menée par le secrétaire d’État Marco Rubio, sera également scrutée avec attention. Son intervention publique samedi suivra celle, l’an passé, du vice-président J.D. Vance, dont les propos sévères à l’égard des Européens avaient provoqué une onde de choc. M. Rubio a, avant son départ, évoqué la nécessité d’une « honnêteté » dans les relations transatlantiques, marquées par plusieurs points de friction, de l’Ukraine aux questions arctiques. La présence annoncée du président ukrainien Volodymyr Zelensky ajoutera une dimension cruciale aux débats sur l’avenir du soutien à Kyiv.

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