Économie
Menaces douanières américaines : les ouvrières cambodgiennes du textile craignent pour leur survie
Alors que Washington envisage des taxes à l’importation pouvant atteindre 36%, les travailleuses de ce secteur clé redoutent des licenciements massifs et une précarité accrue.
Dans les ateliers de confection de Phnom Penh, l’angoisse se lit sur les visages. Les annonces récentes des États-Unis concernant une hausse des droits de douane sur les produits textiles cambodgiens font trembler des milliers d’employées, majoritairement des femmes. Im Sothearin, mère de famille et ouvrière depuis des années, confie son désarroi : « Si ces taxes sont appliquées, ce sont nous, les travailleuses, qui en paierons le prix. » Son salaire mensuel de 300 dollars, déjà modeste, pourrait encore diminuer, menaçant l’équilibre précaire de son foyer.
L’industrie textile, pilier de l’économie locale, emploie près d’un million de personnes et représente 40% des exportations du pays. Les usines fournissent des géants internationaux de la mode, mais leur modèle repose sur des coûts de production ultra-compétitifs. Une taxation supplémentaire de 36%, bien qu’en baisse par rapport aux 49% initialement évoqués, risquerait de rendre les produits cambodgiens moins attractifs, poussant les donneurs d’ordre à se tourner vers d’autres pays. Le Vietnam, voisin et concurrent direct, a déjà négocié un taux moins élevé (20%), accentuant la pression sur le Cambodge.
Pour Sreymom, enceinte et employée dans le secteur depuis onze ans, la perspective de perdre son emploi est insupportable. « Sans usine, comment nourrir ma famille ? » s’interroge-t-elle. Les craintes vont au-delà des simples licenciements : une intensification des cadences ou des baisses de rémunération sont redoutées pour compenser les surcoûts. Les organisations internationales alertent sur les conséquences sociales désastreuses dans un pays où le secteur informel, synonyme de précarité, reste très présent.
Le gouvernement cambodgien, silencieux pour l’heure, avait qualifié ces mesures de « déraisonnables » lors des premières annonces. Yi Mom, vétérane du textile, résume l’impuissance générale : « Ces taxes vont tuer des emplois, réduire nos salaires, et plonger des familles entières dans la détresse. » Alors que le pays peine à se relever de décennies de conflits, cette nouvelle crise économique pourrait anéantir des années de progrès fragiles.
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