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Méditation et résilience, l’arme secrète d’une architecte de l’accord de Paris

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Face à l’urgence climatique, l’ancienne négociatrice Christiana Figueres promeut une approche intérieure pour renforcer l’action collective. Sa conviction, la résilience personnelle est indissociable de la lutte pour la préservation de la planète.

Dix années se sont écoulées depuis que Christiana Figueres a contribué à façonner l’accord de Paris, ce pacte historique où la communauté internationale s’est engagée à contenir le réchauffement planétaire. Aujourd’hui présente à la COP30 de Belém, au Brésil, cette ancienne responsable onusienne porte un message inattendu dans l’arène des négociations climatiques. Elle défend la méditation comme outil essentiel pour affronter le stress des pourparlers et l’angoisse générée par la crise environnementale.

Lors d’un entretien exclusif, l’experte a souligné la nécessité de cultiver une « résilience personnelle » face à des défis sans précédent. Elle organise régulièrement des retraites méditatives fréquentées par des négociateurs climatiques, qui y apprennent des techniques respiratoires pour mieux gérer la pression. Pour Christiana Figueres, le lien entre pratique contemplative et action climatique apparaît évident. Elle observe que de nombreux acteurs, particulièrement parmi les jeunes générations, éprouvent un sentiment croissant d’anxiété et d’impuissance face à l’insuffisance des mesures adoptées. Certains renoncent même à fonder une famille, redoutant l’avenir qui attendrait leur descendance.

La méditation constitue selon elle un antidote à ce découragement, permettant de préserver la santé mentale tout en renforçant la capacité d’action. « Je doute que j’aurais pu persévérer dans ce combat durant des décennies sans cette pratique et sans cette connexion avec la nature et autrui », confie-t-elle. Si des centaines de participants aux conférences climatiques ont adopté ces techniques à travers le monde, l’ancienne négociatrice précise qu’il s’agit d’une démarche individuelle, non d’un programme institutionnel.

Interrogée sur les bénéfices concrets pour les discussions internationales, elle estime qu’un apprentissage de l’écoute attentive améliore notablement les compétences des négociateurs. Quant aux attentes concernant la COP30, Christiana Figueres perçoit un basculement significatif. La dimension économique de la transition écologique prend le pas sur les seuls enjeux politiques, les technologies propres devenant compétitives dans tous les secteurs et toutes les régions. Cette progression, assure-t-elle, représente une dynamique désormais irréversible.

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