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Marseille au seuil d’un choix historique
_**À l’issue d’un premier tour serré, le maire sortant Benoît Payan et le candidat du Rassemblement national Franck Allisio se détachent nettement. Le scrutin du 22 mars prochain s’annonce comme un duel décisif pour l’avenir de la cité phocéenne.**_
Les électeurs marseillais ont placé la gauche et l’extrême droite en position de force pour le second tour des municipales. Les estimations des instituts de sondage, publiées dans la nuit de dimanche à lundi, désignent le maire sortant Benoît Payan et le candidat du Rassemblement national Franck Allisio comme les deux finalistes, avec un avantage léger mais régulier pour le premier. La candidate de la droite et du centre, Martine Vassal, et le député de La France insoumise Sébastien Delogu, crédités de scores autour de douze pour cent, conservent une possibilité de se maintenir.
La campagne entre désormais dans une phase cruciale, où les stratégies d’alliance et les reports de voix seront déterminants. Dès l’annonce des premières tendances, Benoît Payan a lancé un appel au rassemblement pour, selon ses termes, « résister à la vague brune » et empêcher le Rassemblement national d’accéder à la mairie. De son côté, Franck Allisio a invité l’ensemble des Marseillais à le rejoindre pour « battre la gauche et l’extrême gauche ».
Une proposition de front commun, émanant de La France insoumise, a été immédiatement rejetée par le maire sortant. Benoît Payan a estimé que cette offre de dernière minute ne pouvait effacer les vives tensions ayant marqué la campagne. Il a invité chacun à assumer ses convictions jusqu’au bout. Une position qualifiée d’irresponsable par Sébastien Delogu, qui craint qu’elle ne facilite une victoire du Rassemblement national.
Le résultat du 22 mars revêt une portée symbolique et politique majeure. La conquête de la deuxième ville de France par le Rassemblement national, après son basculement à gauche en 2020, serait un événement considérable dans le paysage politique national. La candidate de la droite, Martine Vassal, dont le score constitue un revers personnel, n’a pas réagi dans l’immédiat. Elle avait toutefois affirmé durant la campagne que Marseille, ville ouverte, ne porterait jamais un maire d’extrême droite.
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