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Macron face à un tournant historique sur la reconnaissance d’un État palestinien
Le président français évoque une étape « décisive » tout en manœuvrant avec prudence sur ce dossier explosif.
Emmanuel Macron a qualifié le moment actuel de « décisif » concernant la possible reconnaissance d’un État palestinien par la France. Pourtant, ses déclarations récentes laissent planer le doute sur ses intentions réelles, entre volonté d’agir et nécessité de temporiser. Alors qu’une conférence internationale coorganisée avec l’Arabie saoudite se tiendra bientôt à l’ONU, les spéculations vont bon train sur une annonce imminente.
Dès avril dernier, le chef de l’État avait laissé entendre que Paris pourrait officialiser sa position dès juin, rejoignant ainsi près de 150 pays ayant déjà franchi ce pas. Mais depuis, ses propos se sont faits plus nuancés, évoquant des conditions préalables comme la démilitarisation du Hamas ou l’exclusion de ce mouvement dans la future gouvernance palestinienne. Autant d’exigences difficilement réalisables à court terme, ce qui laisse supposer un possible report de la décision.
La stratégie française semble viser à construire une alliance internationale avant d’acter une reconnaissance. Macron mise sur un front commun avec des partenaires européens et arabes, comme en témoigne sa récente déclaration conjointe avec le Royaume-Uni et le Canada. Il a également obtenu des engagements écrits du président Mahmoud Abbas, condamnant les attaques du 7 octobre et promettant une gouvernance post-Hamas.
Cependant, les divisions persistent. Si certains pays européens, comme l’Espagne ou l’Irlande, ont déjà reconnu l’État palestinien, l’Allemagne y reste fermement opposée, jugeant le timing inopportun. Du côté israélien, les réactions sont hostiles, certains accusant Paris de mener une « croisade » contre Tel-Aviv.
L’attitude de l’Arabie saoudite, partenaire clé de la conférence à venir, reste également incertaine. Riyad pourrait jouer un rôle décisif en échange de gestes israéliens, mais rien n’est encore acquis. Dans ce contexte, Macron semble chercher à équilibrer pression diplomatique et réalisme, évitant toute initiative isolée qui risquerait de rester sans effet.
La semaine prochaine s’annonce donc cruciale. Que la France choisisse d’annoncer sa reconnaissance ou préfère attendre un consensus plus large, une chose est sûre : Emmanuel Macron entend marquer les esprits en relançant un processus politique gelé depuis des années. Reste à savoir si cette manœuvre portera ses fruits ou se heurtera aux blocages habituels.
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