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Macron face à la tempête : un bilan écologique sous tension

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Entre avancées internationales et reculs nationaux, le chef de l’État tente de justifier sa politique environnementale, suscitant scepticisme et critiques.

À l’issue d’une semaine marquée par son engagement pour la protection des océans, le président français a vivement défendu son action en matière écologique lors d’une émission télévisée. Face aux interrogations sur les contradictions de son mandat, il a rejeté toute forme de leçon, arguant que ses détracteurs lui reprochaient tour à tour l’absence de résultats puis leur remise en cause.

La conférence internationale sur les océans, organisée à Nice, a servi de vitrine à ses ambitions diplomatiques. Il y a salué des avancées concrètes, comme la ratification imminente d’un traité pour la protection de la haute mer, tout en reconnaissant que les engagements devront être confirmés dans les mois à venir. Certaines annonces, comme l’extension des aires marines protégées, ont cependant été accueillies avec réserve par les ONG, qui y voient davantage de symboles que de mesures efficaces.

Interpellé sur les pratiques de pêche destructrices, il a opposé la réalité économique des criées françaises, soulignant la difficulté de concilier préservation des écosystèmes et maintien d’une filière alimentaire abordable. Cette position illustre les tensions permanentes entre impératifs écologiques et considérations socio-économiques.

Sur la scène internationale, le président a affiché une ligne ferme, dénonçant les risques d’exploitation minière des fonds marins et appelant à une approche scientifique préalable. Il a également pointé du doigt le recul des États-Unis en matière climatique, tout en admettant les faiblesses de la politique française, notamment sur la rénovation énergétique ou la régulation des pesticides.

Cette autocritique n’a pas suffi à désarmer ses opposants. Les écologistes lui reprochent une posture de vigie tardive, alors que plusieurs mesures phares ont été abandonnées ou affaiblies sous son mandat. Entre volontarisme affiché et concessions politiques, le chef de l’État peine à convaincre de la cohérence de son engagement environnemental.

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