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L’unité affichée de Keir Starmer face à la tourmente

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Le Premier ministre britannique tente de reprendre la main après une semaine de crise politique majeure, mais les défis à venir pourraient fragiliser sa position.

Keir Starmer a cherché à projeter une image de stabilité et de cohésion au sein de son exécutif, lors d’une réunion de cabinet marquée par les récentes tensions. Le chef du gouvernement a salué le soutien de ses ministres et insisté sur la solidité de son équipe, dans un contexte où son autorité a été sérieusement ébranlée. Cette séquence intervient après plusieurs jours de pressions intenses liées aux conséquences nationales de l’affaire Epstein, qui ont conduit au limogeage de l’ambassadeur à Washington, Peter Mandelson, et au départ de deux proches conseillers du Premier ministre.

La tempête semble momentanément retomber au sein du Parti travailliste. Les appels publics à la démission de Keir Starmer se sont tus, tandis que des figures influentes, y compris des rivaux potentiels, ont réaffirmé leur attachement à la direction en place. Le maire du Grand Manchester, Andy Burnham, a ainsi plaidé pour la stabilité, et le Premier ministre a lui-même renouvelé sa confiance envers le chef du Labour en Écosse, pourtant critique la veille. Cette apparente trêve masque toutefois un mécontentement persistant au sein de la majorité et dans l’opinion, alimenté par des questions sur le jugement du locataire de Downing Street.

L’horizon politique reste chargé de menaces pour le chef du gouvernement. La publication imminente de documents concernant la nomination et le renvoi de Peter Mandelson risque de raviver les interrogations sur ce que Keir Starmer savait des relations de l’ancien ministre avec Jeffrey Epstein. L’opposition conservatrice maintient une pression constante, dénonçant un manque de transparence. Par ailleurs, deux échéances électorales, une législative partielle fin février et des scrutins locaux en mai, sont perçues comme des tests délicats qui pourraient accentuer les difficultés des travaillistes.

En parallèle, l’enquête pénale visant Peter Mandelson se poursuit. Les autorités judiciaires ont exprimé leur mécontentement après la divulgation par un membre du gouvernement d’échanges privés avec l’ancien ambassadeur, une initiative susceptible, selon elles, de nuire à la procédure en cours. Cette affaire continue de jeter une ombre sur l’exécutif, rappelant que la crise est loin d’être juridiquement close. La capacité de Keir Starmer à préserver l’unité de sa majorité tout en naviguant sur ce terrain miné sera déterminante pour la suite de son mandat.

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