Nous rejoindre sur les réseaux

Politique

L’ultime baroud d’honneur de François Bayrou

Article

le

À quatre jours d’un vote de défiance quasi acquis, le Premier ministre en exercice assume jusqu’au bout sa ligne budgétaire, tandis que les socialistes affûtent leurs arguments pour Matignon.

Le chef du gouvernement a une nouvelle fois défendu jeudi sa politique de rigueur budgétaire, lors d’une intervention télévisée où il a rejeté toute idée de démission anticipée. Refusant de qualifier ses mesures d’austéritaires, il a insisté sur la nécessité de « ralentir les dépenses » pour éviter l’aggravation de la dette publique. Il a également réaffirmé son opposition à une dissolution de l’Assemblée nationale, qui selon lui ne ferait qu’accentuer les divisions parlementaires.

La matinée avait été marquée par la visite à Matignon des dirigeants socialistes, désireux de peser dans les négociations en cours. Ceux-ci ont présenté une alternative budgétaire proposant un effort deux fois moins important que celui avancé par l’exécutif, tout en réitérant leur refus d’utiliser le 49.3. Le premier secrétaire du PS a qualifié le plan gouvernemental de « dépressif », lui opposant un projet « juste » et porteur d’espoir.

La perspective d’une coalition hétéroclite, allant du centre droit à la gauche modérée, suscite cependant des réserves chez certains partenaires potentiels. Les communistes comme La France insoumise ont d’ores et déjà exprimé leur défiance, voire leur hostilité, à l’égard de ce qu’ils perçoivent comme une alliance contre-nature. Les écologistes, en revanche, se disent prêts à participer à un gouvernement de large entente.

Dans les rangs de la droite républicaine, on assure ne pas s’opposer systématiquement à un futur exécutif, qu’il soit dirigé par le PS ou par le Rassemblement national, afin d’éviter une instabilité institutionnelle dommageable. Reste que le calendrier et la forme de la future majorité demeurent incertains. Le président de la République devra en effet trancher rapidement après le vote de lundi, sans dissolution ni démission à l’horizon.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus