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Politique

L’ultimatum socialiste face à Sébastien Lecornu

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Le Premier ministre affronte une semaine décisive pour son gouvernement, avec une rencontre cruciale prévue vendredi avec les socialistes qui conditionnent leur soutien à des concessions budgétaires substantielles.

Le chef du gouvernement engage des consultations déterminantes cette semaine pour éviter une motion de censure qui menace son exécutif. Après avoir maintenu une réserve stratégique depuis sa nomination, Sébastien Lecornu doit désormais convaincre les partenaires politiques du socle commun, particulièrement les socialistes qui réclament des clarifications budgétaires. La rencontre de vendredi représente selon Olivier Faure le dernier recours pour éviter un rejet du projet gouvernemental.

Les socialistes exigent une présentation complète du budget, jugeant insuffisantes les orientations dévoilées dans la presse. Le premier secrétaire du PS a souligné que l’absence d’évolution conduirait au dépôt d’une motion de censure. Le calendrier parlementaire accélère la pression, avec l’ouverture de la session ordinaire mercredi et l’obligation de présenter le projet de finances avant la mi-octobre.

L’approche budgétaire du Premier ministre, restée fidèle aux orientations macronistes, a suscité des réserves jusqu’au sein de la majorité présidentielle. Le refus d’intégrer des mesures comme la taxe Zucman ou la suspension de la réforme des retraites a été perçu comme un signe de rigidité. Pourtant, soixante-dix-huit députés de la majorité ont exprimé leur conviction qu’un compromis demeurait possible sur la fiscalité des plus fortunés et la justice sociale.

La perspective d’un rapprochement avec le Rassemblement national sur certaines mesures, notamment concernant l’aide médicale d’État, ne semble pas constituer une alternative viable. Les élus du parti d’extrême droite ont d’ores et déjà jugé insuffisantes les économies envisagées sur les questions migratoires.

L’ombre d’une dissolution plane sur l’Assemblée nationale, moins d’un mois après la chute de François Bayrou et moins d’un an après la censure de Michel Barnier. Les groupes d’opposition, de La France insoumise au Parti socialiste, affichent leur détermination à déposer des motions de censure si les attentes ne sont pas satisfaites. La déclaration de politique générale, attendue début octobre, représentera un moment charnière pour la survie du gouvernement.

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