Monde
Lula défend la condamnation de Bolsonaro face aux critiques de Trump
Le président brésilien affirme que le processus judiciaire contre son prédécesseur respecte les institutions démocratiques, tandis que Washington impose des sanctions économiques en représailles.
Luiz Inácio Lula da Silva a rompu le silence concernant l’incarcération de son prédécesseur Jair Bolsonaro, condamné à vingt-sept années de détention pour avoir orchestré une tentative de putsch visant à empêcher sa propre investiture présidentielle. Dans une tribune publiée en anglais, le chef de l’État brésilien a salué la décision de la Cour suprême, qu’il qualifie d’historique et conforme à la Constitution.
Cette prise de position intervient en réponse aux déclarations de l’ancien président américain Donald Trump, qui avait jugé la sentence « très surprenante » et évoqué des similitudes avec ses propres démêlés judiciaires. La réaction de Washington ne s’est pas limitée aux mots. Les États-Unis ont imposé des droits de douane de cinquante pour cent sur une large gamme de produits brésiliens, parmi les plus élevés au niveau mondial. Plusieurs magistrats de la haute cour brésilienne font également l’objet de sanctions personnelles.
Lula a fermement rejeté l’idée d’une persécution politique, soulignant que l’enquête avait mis au jour des projets d’assassinat le visant lui-même, ainsi que le vice-président et un juge de la Cour suprême. Les investigations ont également révélé l’existence d’un décret préparatoire qui aurait invalidé les résultats des élections de 2022. Le président a rappelé que la procédure s’inscrivait dans le cadre constitutionnel établi après la dictature militaire.
Alors que Bolsonaro clame être victime d’une chasse aux sorcières et prépare des recours devant les instances internationales, il demeure en résidence surveillée à Brasilia. La justice lui interdit toute expression sur les réseaux sociaux, estimant qu’il a utilisé ces plateformes pour entraver son travail. La Cour suprême examine actuellement les appels de la défense avant une éventuelle incarcération définitive, l’ancien président pouvant arguer de raisons médicales pour purger sa peine à domicile.
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