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Culture

L’Opéra de Paris dévoile une saison 2026-2027 entre création littéraire, festival wagnérien et grands adieux

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_**La nouvelle programmation de l’institution mêle une adaptation ambitieuse d’un roman de Pierre Lemaitre, un cycle complet de l’Anneau du Nibelung et le départ en retraite de l’étoile Dorothée Gilbert, avant le lancement de vastes travaux de rénovation.**_

La prochaine saison de l’Opéra national de Paris s’annonce riche en événements. Trente-deux spectacles se répartiront entre le Palais Garnier et l’Opéra Bastille, avec un accent mis sur la création et les rendez-vous patrimoniaux. Parmi les sept nouvelles productions lyriques figure une commande originale, l’adaptation de *Miroir de nos peines*, roman de Pierre Lemaitre. Portée par la soprano Vannina Santoni dans le rôle de Louise, cette œuvre évoquera l’exode de 1940 sur une musique du compositeur espagnol Hèctor Parra, dans une mise en scène signée Mariame Clément.

Le public pourra également découvrir un festival consacré à la tétralogie de Richard Wagner, *L’Anneau du Nibelung*. La présentation du *Crépuscule des dieux* en septembre ouvrira la voie à une série de représentations réunissant l’intégralité du cycle en novembre, le tout accompagné d’une exposition et de conférences. Par ailleurs, la cheffe Nathalie Stutzmann dirigera pour la première fois dans la fosse de l’institution avec *Werther* de Massenet.

Côté ballet, treize programmes alterneront classiques du répertoire et signatures contemporaines. La chorégraphe britannique Cathy Marston créera une pièce sur pointes inspirée de la relation entre George Sand et Frédéric Chopin, tandis que le Suédois Johan Inger proposera une relecture de *Giselle*. Cette saison sera marquée par les adieux à la scène de l’étoile Dorothée Gilbert, qui interprétera *L’Histoire de Manon* de Kenneth MacMillan en octobre.

Cette programmation dense précède une période de transformations majeures pour l’institution. Dès l’été 2027, le Palais Garnier entamera une importante rénovation de sa scène, qui restera fermée deux ans, tout en demeurant accessible pour des visites. L’Opéra Bastille connaîtra à son tour une fermeture temporaire à partir de 2030. L’ensemble de ces travaux, incluant également l’École de danse de Nanterre et les ateliers de Berthier, représente un investissement de 460 millions d’euros. L’Opéra de Paris aborde cette transition après une année 2025 légèrement bénéficiaire et affiche un taux de remplissage de ses salles avoisinant les 97 pour cent depuis la rentrée dernière.

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