Monde
L’indifférence mondiale face à la détresse humaine dénoncée par les Nations unies
L’organisation internationale lance un appel de fonds drastiquement réduit pour 2026, constatant l’effondrement des contributions des États et un désintérêt généralisé pour les crises.
Les Nations unies ont vivement critiqué ce lundi la passivité de la communauté internationale devant les souffrances endurées par des millions d’individus. Le lancement du plan d’intervention humanitaire pour 2026 s’accompagne d’un constat sévère, celui d’un financement global en net recul, contraignant l’organisation à revoir ses ambitions à la baisse. Le responsable des opérations humanitaires a déploré une ère marquée par la cruauté, l’absence de conséquences pour les auteurs de violences et une forme d’insensibilité collective.
Près de deux cent quarante millions de personnes, affectées par des conflits, des catastrophes naturelles ou les effets du dérèglement climatique, nécessitent une assistance d’urgence. L’ONU estime avoir besoin de trente-trois milliards de dollars pour secourir cent trente-cinq millions d’entre elles l’an prochain, notamment dans la bande de Gaza, au Soudan, en Haïti ou en Ukraine. Toutefois, face à la diminution significative de l’aide internationale, en particulier celle des États-Unis, l’organisation présente parallèlement un plan d’urgence resserré. Ce dernier, chiffré à vingt-trois milliards, vise à porter secours à au moins quatre-vingt-sept millions des personnes les plus vulnérables.
Ce dispositif, qualifié d’hyperprioritaire et associé à des mesures pour renforcer l’efficacité des interventions, repose sur des arbitrages décrits comme intenables. L’espoir est que ces choix douloureux, opérés à la demande des principaux bailleurs, inciteront ces derniers à renouer avec leurs engagements. L’année 2025 a enregistré le niveau de financement le plus faible depuis dix ans pour les appels humanitaires onusiens, avec à peine plus de douze milliards de dollars versés sur les quarante-cinq milliards requis. Cette somme n’a permis d’assister que quatre-vingt-dix-huit millions de personnes, soit vingt-cinq millions de moins qu’en 2024.
Les crises les plus pressantes identifiées pour 2026 concernent les territoires palestiniens, pour lesquels plus de quatre milliards sont demandés, et le Soudan, où près de trois milliards sont nécessaires pour venir en aide à une population déplacée en constante augmentation. Pour illustrer l’urgence, le récit du parcours d’une jeune femme rencontrée au Darfour a été rapporté, évoquant la perte de sa famille, une fuite traumatisante et des violences sexuelles subies sur une route qualifiée de la plus dangereuse au monde.
L’organisation va désormais solliciter les gouvernements durant quatre-vingt-sept jours, un jour symbolique pour chaque million de vies à préserver. Si les besoins ne sont pas couverts, une campagne de sensibilisation plus large sera engagée auprès du secteur privé et des citoyens. L’argument avancé est simple, il s’agirait de consacrer à peine plus de un pour cent des dépenses mondiales militaires à l’aide humanitaire, un rééquilibrage présenté comme un impératif moral et pratique.
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