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Libération partielle d’élèves au Nigeria, l’angoisse persiste pour des dizaines d’autres

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Un premier groupe d’enfants, enlevés il y a plus de quinze jours dans leur école, a été remis aux autorités régionales. Les circonstances de cette libération restent floues, tandis que le sort de nombreux autres otages demeure inconnu.

Une centaine d’élèves nigérians ont retrouvé la liberté ce lundi, après avoir été retenus captifs pendant plus de deux semaines. Ces jeunes, âgés de dix à dix-sept ans, avaient été arrachés à leur internat catholique lors d’une attaque nocturne survenue le mois dernier dans l’État du Niger, au centre-nord du pays. Conduits en convoi escorté par l’armée jusqu’au siège du gouvernement régional à Minna, ils ont été formellement accueillis par le gouverneur local avant de subir des examens médicaux et d’être rendus à leurs familles.

Cette libération ne marque toutefois pas la fin de l’épreuve. Selon les chiffres communiqués par le diocèse dont dépend l’établissement scolaire, cent soixante-cinq personnes, élèves et membres du personnel, sont toujours portées disparues. Une cinquantaine d’autres avaient réussi à s’échapper peu après leur enlèvement initial, portant à plus de trois cents le nombre total de victimes de cette prise d’otages. Les autorités se sont abstenues de fournir des précisions sur les conditions de cette remise partielle des enfants, pas plus qu’elles n’ont identifié formellement les auteurs de l’attaque.

Cet événement s’inscrit dans un contexte de recrudescence alarmante des enlèvements collectifs à travers le Nigeria. Le mois de novembre a été particulièrement marqué par une série de kidnappings visant des civils dans diverses régions, conduisant le pouvoir fédéral à proclamer un état d’urgence sécuritaire national. Les motivations de ces groupes armés, souvent qualifiés de « bandits », sont principalement financières, transformant la prise d’otages contre rançon en une activité criminelle structurée et lucrative.

La situation sécuritaire au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, reste extrêmement fragile. Outre l’insurrection jihadiste persistante dans le nord-est, les régions du nord-ouest et du centre font face à des violences multiformes, pillages et enlèvements, qui exacerbent les tensions communautaires. Les appels à la vigilance et à la prière lancés par les responsables locaux reflètent l’inquiétude générale face à un phénomène qui touche indistinctement toutes les couches de la société et toutes les confessions.

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