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L’heure de vérité approche pour Téhéran face aux menaces de Washington

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Le président américain a fixé un délai impératif à l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz, sous peine de représailles massives contre ses infrastructures. La région reste sous haute tension militaire et diplomatique.

Le gouvernement américain a adressé un avertissement sans équivoque à la République islamique d’Iran. Il exige la réouverture du détroit d’Ormuz, passage maritime crucial pour les exportations d’hydrocarbures, avant une échéance fixée à ce mardi soir, heure de Washington. Faute de quoi, des cibles énergétiques et des ouvrages d’art stratégiques pourraient être anéantis, a prévenu le locataire de la Maison Blanche, évoquant la possibilité de dégâts considérables en très peu de temps.

Téhéran a rejeté ces déclarations, qualifiées d’arrogantes par son état-major, qui affirme que de telles pressions n’influencent en rien ses décisions opérationnelles. Dans le même temps, la région de la capitale iranienne a subi des bombardements nocturnes, revendiqués par l’armée israélienne comme une action visant à neutraliser des capacités militaires. Les défenses israéliennes ont également intercepté des projectiles en provenance du territoire iranien, selon des sources militaires.

Le conflit, qui s’est étendu depuis la fin du mois de février, a entraîné de lourdes pertes humaines, principalement en Iran et au Liban, où le mouvement Hezbollah est engagé aux côtés de Téhéran. Les frappes se poursuivent de part et d’autre. L’armée israélienne a notamment visé un site industriel dans le sud de l’Iran, tandis que les Gardiens de la Révolution ont annoncé la mort d’un haut responsable de leurs services de renseignement, promettant une réponse.

Sur le plan diplomatique, les tentatives de médiation ont jusqu’à présent échoué. Une proposition de cessez-le-feu temporaire, portée par plusieurs intermédiaires, a été rejetée presque simultanément par les deux camps. Par ailleurs, le Conseil de sécurité des Nations unies doit examiner un projet de résolution concernant la liberté de navigation dans le détroit contesté. Le texte initial, qui autorisait implicitement le recours à la force pour débloquer le passage, a été considérablement atténué.

Les Gardiens de la Révolution ont pour leur part fait savoir qu’ils envisageaient d’instaurer des conditions de circulation spécifiques dans le détroit, applicables notamment aux navires américains et israéliens, sans en préciser les modalités. Des parlementaires iraniens avaient précédemment évoqué l’instauration de péages.

Les conséquences humanitaires du conflit s’aggravent. Au Kurdistan irakien, un drone explosif aurait causé la mort de deux civils. Au Liban, le bilan des victimes s’alourdit et de vastes déplacements de population sont observés. La banlieue sud de Beyrouth, traditionnel fief du Hezbollah, est désormais presque entièrement dépeuplée, de nombreux habitants ayant trouvé refuge dans des abris de fortune le long des axes routiers.

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