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Politique

L’hémicycle en ébullition après la déclaration gouvernementale de Lecornu

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_**Les réactions politiques se cristallisent autour du budget et de la suspension des retraites, tandis que le Parti socialiste opte pour la voie du débat parlementaire.**_

Le Premier ministre a présenté ce mardi sa déclaration de politique générale devant les députés, détaillant les grandes orientations budgétaires pour 2026. Parmi les mesures annoncées figurent le gel temporaire de la réforme des retraites jusqu’à la prochaine élection présidentielle et la mise en place d’une contribution exceptionnelle sur les grandes fortunes. Ces propositions ont immédiatement suscité des prises de position contrastées au sein de l’Assemblée nationale.

Du côté de la majorité présidentielle, le groupe Ensemble pour la République a exprimé son intention de rechercher des compromis pour permettre l’adoption du budget. Son président a souligné la volonté commune de doter le pays d’une loi de finances. Les Démocrates, tout en appelant au dialogue, ont émis des réserves sur la suspension des retraites, y voyant une menace pour la soutenabilité du système social. Le groupe Horizons a pour sa part dénoncé une manœuvre symbolique destinée à satisfaire le Parti socialiste.

L’opposition de droite a vivement critiqué le rapprochement affiché avec les socialistes. Le chef de file de l’Union des droites pour la République a qualifié le Premier ministre d’otage consentant du PS, prédisant une issue rapide à son passage à Matignon. Le Rassemblement national a fustigé une politique de continuité et annoncé son intention de renverser l’exécutif. Seule la Droite Républicaine a exclu de participer à une motion de censure, invoquant la nécessité de stabilité institutionnelle.

La position du Parti socialiste était particulièrement attendue. Son président de groupe a salué la suspension de la réforme des retraites comme une victoire issue du dialogue social, tout en jugeant le projet budgétaire insuffisant. Sans se prononcer sur une éventuelle censure, il a affirmé que les socialistes privilégieraient les débats parlementaires. Un élu du parti a par la suite précisé qu’aucune motion de censure ne serait soutenue.

À gauche, La France insoumise a confirmé le dépôt d’une motion de rejet et dénoncé un gouvernement qu’elle estime détaché des préoccupations populaires. Les Écologistes ont également annoncé leur vote en faveur de la censure, tout en soutenant le report de la réforme des retraites. L’exécutif se trouve désormais dans l’attente du verdict des urnes parlementaires, où chaque voix pèsera dans l’équilibre des forces.

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