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L’hécatombe des éléphants de mer frappés par l’épidémie de grippe aviaire

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Une étude scientifique révèle l’ampleur des pertes subies par cette espèce emblématique des régions subantarctiques, où près de la moitié des femelles reproductrices ont disparu en quelques mois.

La propagation mondiale du virus influenza aviaire a provoqué des ravages considérables parmi les populations d’éléphants de mer austraux. Selon les travaux publiés dans la revue Communications Biology, un déclin dramatique a été observé sur l’île de Géorgie du Sud, où le nombre de femelles reproductrices a chuté de 47 pour cent depuis l’arrivée de l’épizootie en 2023. Cette réduction représente environ 53 000 individus en moins sur les plages de reproduction de ce territoire isolé de l’Atlantique Sud.

Ce site constitue pourtant le principal refuge pour l’espèce, abritant plus de la moitié de la population mondiale recensée lors du dernier décompte exhaustif réalisé en 1995. Les scientifiques décrivent des scènes préoccupantes où des milliers de phoques présentent des symptômes respiratoires sévères, avec des écoulements nasaux et des quintes de toux. La transmission du virus semble s’effectuer directement entre mammifères dans les zones de rassemblement terrestres, bien que le milieu marin puisse également jouer un rôle dans la dissémination pathogène.

La situation apparaît particulièrement critique pour les nouveau-nés, nombreux à succomber après avoir été abandonnés par leurs mères infectées. Des observations similaires effectuées sur la péninsule Valdès, en Argentine, avaient déjà documenté une mortalité atteignant 97 pour cent parmi les jeunes éléphants de mer. Dans cette région, la disparition des femelles reproductrices s’élève même aux deux tiers de l’effectif.

Les chercheurs estiment que l’avenir de l’espèce reste incertain, bien que sa situation ne soit pas encore considérée comme critique en raison de l’importance numérique de la population géorgienne. Les conséquences démographiques de cette épizootie devraient néanmoins se faire sentir durant de nombreuses années, marquant un épisode significatif dans l’impact écologique de la grippe aviaire sur la faune marine.

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