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Société

L’exécutif prêt à dissoudre l’Assemblée en cas de renversement du gouvernement

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_**Face aux menaces de censure qui se multiplient, la majorité présidentielle brandit la spectre de nouvelles élections législatives, une option que le chef de l’État et le Premier ministre auraient actée.**_

L’hémicycle est sous tension. Le gouvernement, confronté à l’annonce de plusieurs motions de censure déposées par l’opposition, prépare une contre-offensive d’une rare fermeté. Selon des informations concordantes, l’Élysée et Matignon se seraient entendus sur une réponse systématique à tout vote de défiance aboutissant. Cette riposte prendrait la forme d’une dissolution de l’Assemblée nationale, conduisant à la tenue d’un nouveau scrutin.

Cette éventualité n’est plus une simple hypothèse de travail. Des préparatifs techniques seraient déjà engagés en coulisses, notamment au ministère de l’Intérieur, pour anticiper l’organisation d’élections dans un calendrier contraint. La perspective de convoquer les électeurs dès le mois de mars, en synchronisant le scrutin législatif avec le calendrier des municipales, est sérieusement étudiée. Une telle décision marquerait un coup de poker institutionnel, deux ans à peine après les dernières élections anticipées qui avaient affaibli la majorité présidentielle.

La manœuvre vise clairement à faire pression sur les rangs de l’opposition, et particulièrement sur les groupes dont les voix seraient décisives pour faire tomber le gouvernement. En brandissant la menace d’un retour aux urnes, l’exécutif cherche à dissuader toute tentative de renversement. La stratégie dépasse le cadre des motions déjà annoncées. Elle s’inscrit dans un contexte parlementaire plus large, où l’examen du projet de loi de finances constitue une échéance sensible. L’usage d’outils procéduraux controversés pour faire adopter le budget pourrait, lui aussi, déclencher des votes de défiance. L’exécutif laisse entendre qu’il répondrait par la même mesure, n’hésitant pas à rebattre entièrement les cartes du jeu parlementaire.

Cette posture offensive illustre la volonté de l’exécutif de ne pas subir les assauts de l’opposition et de reprendre l’initiative sur le terrain politique, quitte à prendre un risque institutionnel majeur. Les prochains jours, marqués par les débats sur les motions de censure, seront déterminants pour l’équilibre des forces à l’Assemblée et la suite du quinquennat.

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