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L’examen en appel de la mise en accusation du policier dans l’affaire Nahel

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La justice se penche jeudi sur le recours déposé par l’agent de police déféré devant la cour d’assises pour homicide, dans un dossier qui continue de diviser l’opinion publique.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles examine ce jeudi matin la requête en appel introduite par la défense du fonctionnaire de police. Ce dernier fait l’objet d’une procédure de renvoi devant la cour d’assises pour la mort du jeune Nahel Merzouk, survenue le 27 juin 2023 à Nanterre lors d’un contrôle routier. L’adolescent de seize ans avait perdu la vie après avoir reçu une projectile tiré à courte distance par l’agent alors en service.

Le 3 juin dernier, deux magistrats instructeurs avaient confirmé l’orientation de cette affaire vers une juridiction criminelle, suivant en cela les conclusions du parquet de Nanterre rendues début mars. Les juges ont estimé dans leur ordonnance qu’aucun élément ne permettait d’établir que l’usage de l’arme à feu respectait les principes de nécessité absolue et de proportionnalité requis par la législation.

La défense du policier maintient pour sa part que l’intervention était conforme au cadre légal et justifiée par les circonstances. Me Laurent-Franck Liénard, avocat de l’agent, a vivement contesté le calendrier judiciaire, indiquant qu’il ne pourrait être présent à l’audience et ayant demandé un report pour des raisons d’agenda professionnel. Il a dénoncé une procédure qu’il juge préétablie, affirmant avoir signalé ses indisponibilités dès la communication de la date fixée au 2 octobre.

Le second policier impliqué dans cette intervention, initialement entendu comme témoin assisté pour complicité d’homicide, a bénéficié d’une ordonnance de non-lieu. Son avocate, Me Pauline Ragot, a également sollicité un report de l’audience. Le parquet général a confirmé que ces demandes de renvoi seront examinées lors de l’audience, où le ministère public fera connaître sa position.

La mort du jeune Nahel avait provoqué plusieurs nuits de tensions urbaines dans de nombreuses villes françaises, devenant un symbole des débats sur les pratiques policières. Deux ans après les faits, la mémoire de l’adolescent reste particulièrement vive à Nanterre, où sa famille et ses soutiens continuent de réclamer que justice soit rendue.

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